Plaisir solitaire : un délicieux éveil du corps.

Nous unissons nos forces (Lucien et Mélusine) pour composer cet article sur la masturbation. Sujet vaste qui pourrait a lui tout seul composer un livre entier, limite une encyclopédie de la branlette. Saches que pour nous le mot branlette est valable pour l’homme comme pour la femme, le clitoris ayant une érection tout comme le pénis.

Tu ne te branleras point !

Tabou dans certaines sociétés, la branlette peut soit disant rendre sourd, réduire la fertilité voir pire… A elle seule surpassant tout les massacres et génocides de l’humanité. Combien de spermatozoïdes qui ne connaîtrons jamais la course à l’ovule? Et pour les femmes la pression sociale est encore présente malgré une pseudo libération sexuelle.

Pourquoi donc cet interdit et cette pression envers la masturbation ?
Le catholicisme, qui influence encore de nos jours les mentalités, diabolisait le désir et le plaisir car ils représentaient la suprématie de l ‘instinct sur la raison. Le corps nous ramenant a notre animalité a été mis de côté car jugé diabolique, il était vu comme un danger et non une ressource positive. Contrairement aux religions polythéistes ou l’acte sexuel et la sensualité avaient ses propres divinités.
Mais ce n’est pas tout, le fait que nous baignons dans une société patriarcale joue pour beaucoup : la femme est vu comme une poule pondeuse et l’homme comme le seul être pouvant et devant lui donner du plaisir.

La genèse du plaisir solitaire

Moi (Mélusine) et mon sexe, une grande épopée amoureuse qui n’est pas prête de finir. Petite, mes parents ne m’ont pas inculqué la honte de la nudité et mon sexe était un objet d’étude que j’ai déjà observé dans une glace. Je me souviens à la piscine avoir montré aux copines le trou “où y’a les bébés qui sortent”. Mais je ne me touchais pas. Une fois j’ai dormi chez une copine qui se secouait dans le lit d’à coté, elle m’a expliqué vaguement la chose mais je ne comprenais rien. Puis mon rapport au corps c’est violemment détérioré et j’ai ignoré mon sexe : je le voyais comme quelque chose de nébuleux, compliqué et moche. Je me suis touchée pour la première fois à 15 ans car j’avais une copine qui passait des nuits torrides à se frotter avec son polochon et m’a parlé du clitoris. Après des petites recherches sur internet je me suis lancée. Allongé sur mon lit j’ai posé mon doigt sur ce petit bouton et en 5 secondes j’ai eu une décharge de plaisir tellement forte qu’elle frôlait avec la douleur…

Le tout premier orgasme on s’en souvient ! C’est celui qui nous scotche où on a envie de recommencer. Et pour les hommes, à notre puberté où la découverte de la première petite mort nous emplit d’ardeur et de cette fierté adolescente de se dire « ça y est je suis un homme ». Ou l’on s’asticote le manche plusieurs fois par jour, ou la branlette est une pulsion. Où se polir le chinois demande autant de rigueur que de pratiquer son hobby favoris.

Mais attention a ne pas tomber dans le piège de la facilité ; l’utilisation du porno plutôt que de l’imagination amène au culte de la performance, une standardisation des sexes (gros phallus, absence de poils, petites lèvres qui ne dépassent pas …) et des corps ainsi qu’une image de la femme quand même assez dégradante. Mais surtout, en visionnant trop de porno, il y a un gros risque de laisser cette industrie créer un faux repère en donnant une définition et des normes à la sexualité. Or ils doivent être personnels et doivent se construire par nous même. Il y a autant d’êtres humains que de sexualités différentes.

Le pouvoir de l’imagination

Hommes comme femmes le mental prime pour tous ! Que vous ayez besoin d’un support visuel (ou audiovisuel) ou non.
Pour ma part (Lucien) je suis de la génération qui a vécu ses premiers émois avec les pages lingeries des 3 suisses. J’étais même chanceux d’être un enfant de canal plus ayant tout les mois en VHS les premiers samedi du mois ou encore regardant en cachette le platonique film érotique de M6 les dimanches soirs. J’ai du donc utiliser la seule connexion gratuite que j’avais à ma disposition, le disque dur à la capacité infini propre a l’homme ; mon cerveau et son extension que l’on nomme plus communément l’imagination. Et elle peut apporter beaucoup de choses, tout les scénarios possible et inimaginable quand on prends le temps de la nourrir convenablement. Stimuler son imagination, triturer ses méninges est finalement une forme de masturbation cérébrale et elle saura vous le rendre lors de vos têtes à queue avec votre main.

Revenons à nos moutons, saches que le pouvoir du fantasme peut te permettre d’atteindre des décollages orgasmique 5 étoiles. Prends donc le temps, racontes toi un scenarii torride que tes mains soit celle de ton objet fantasmagorique. Que ceux/celles qui ne se sont jamais fait pleurer la veuve ou mouiller la culotte en imaginant une scène torride avec la/les/ils/elles créatures de leurs rêves fassent vœux de chasteté. On connais le couplet du « mais bien sur que je pense à toi quand je me branle mon amour »… Onanisme et monogamie mentale ne font pas souvent bon ménage.

La sexploration, ce n’est un sprint mais une course de fond

Sexplorer c’est prendre le temps de se connaître et de jouer avec son plaisir. Et justement le soucis est que ne prenons pas le temps de la pratiquer avec attention et présence. Nous la cantonnons à un orgasme express, au geste mécanique et frénétique digne des pistons d’un moteur V8.

Mais elle est plus que ça et si on se penche un peu sur le sujet, il est simple de la transformer de simples gribouillis de maternelle à un magnum opus digne des plus grands maîtres. La perfection onaniste demande de la curiosité et l’envie de sexplorer .

Tout d’abord il est dommage de se concentrer uniquement sur l’objet principal de la chose, le sexe que l’on se plaît à astiquer de haut en bas et de bas en haut ou double cliquer frénétiquement sur son petit bouton. Alors qu’il y a foule d’accessoires érogènes qui l’entourent et qu’il est intéressant de découvrir. Toutes zones érogène est exploitables, il suffit de s’y attarder un minimum. Chose importante et on le répète prendre le temps c’est surtout permettre d’accumuler plus d’excitation pour convertir l’orgasme en bombe atomique.

Se toucher est-il égoïste ?

Non, non et encore non ! Bon, déjà ça fait du bien au corps et à la tête de la personne la plus importante de ta vie : toi. Est-ce égoïste de s’occuper de soi ?

La masturbation fait partie de notre jardin secret, elle t’es est propre et tu en as les clefs. Connaître son corps et son plaisir permet de se responsabiliser vis a vis de ses orgasmes car NON ce n’est pas ton partenaire qui va te permettre d’atteindre le nirvana ; lui mettre une telle pression ça c’est égoïste. Il/elle n’a pas a avoir le contrôle total de ce qui se passe dans ton corps.

Il/elle leche/suce mal ? Embrasse comme une limace, ne donne pas les bons coups de reins ? Est trop rapide ? Pas assez sauvage ? Tu crois qu’on est tous/toutes pareil et qu’il y a un mode d’emploi ? Si tu ne lui explique pas comment tu fonctionnes il/elle ne progressera pas. Et si tu ne sais pas comment tu fonctionne ça risque d’être un peu compliqué.

Connaitre son instrument est le plus beau cadeau que tu puisses offrir à ton partenaire. Tu lui offres ton plaisir et ensemble vous allez pouvoir composer une magnifique symphonie qui vous harmonise.

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