4 éléments pour se mettre en route vers une sexualité et des relations en conscience.

Snif snif…tu la sens ? Cette odeur de changement qui grandit dans les airs ? Tu les entends, toutes ces voix qui se lèvent, qui osent parler de Sexualités et de Relations en Conscience, qui sensibilisent, qui dénoncent, qui témoignent dans un monde qui prend une teinte puritaine. Car oui, en ce moment se côtoient deux mondes qui traduisent ces deux désirs qui sont en chacun : le désir de changement et le désir de conservation.

Cet article est dédié au changement, parce que bon…ce sujet m’excite beaucoup plus ! Et puis il est quand même temps que je te livre toutes ces choses qui me passionnent en ce moment !

1 ) Je commence donc avec la base, le mouvement (qui, je l’espère, cessera un jour pour devenir la norme) SEX-POSITIF.

Les principes sont très simples, c’est du bon sens mais pourtant…actuellement on n’y est toujours pas.

La sexualité est universelle. 

Elle concerne tout le monde, les jeunes, les moins jeunes, les personnes en situation de handicap, ta mère, ton voisin…. c’est pas sale, c’est naturel, c’est positif. Un enfant découvre son corps avec ses mains, son polochon ou le coin d’une table basse…et la libido humaine ne disparait pas par un quelconque enchantement quand on a des petits enfants.

On est tous différents.

Donc nos désirs, pratiques sexuelles, orientations, relations amoureuses le sont aussi et c’est très bien comme cela. Il n’y a pas de “c’est normal si … “NON, tu n’as pas à te casser le dos pour entrer dans une case, NON NON toutes les spécificités ne sont pas des pathologies ! T’es juste unique et c’est très bien comme ça.

Un consentement éclairé et une communication claire permettent d’être libre en faisant ses propres choix.

Bref d’être responsable de sa vie c’est bien, et ça s’applique dans la sexualité.  Le consentement c’est pas juste dire oui ou non quand on te propose quelque chose.

Ton corps n’est pas ton ennemi, tu n’as pas à le détester

… il est beau, tu peux l’accepter, l’aimer et en prendre soin. Ce n’est pas une enveloppe vide qui transporte ton âme, ni la seule chose qui te définit. Ton corps est une planète et tu es le président de cette république cellulaire !

Pour plus d’information je te conseille toutes les vidéos SEXPLORATION des Chahuteuses <3 . En voici une plus précisément sur le Sex positivisme, même si bon…clairement, l’association respire avec cet air là.

2) C’est sympa hein ?  Alors on prend tout les principes du Sex-positivism et on y ajoute de la Pleine Conscience …et HOP ! le SLOW SEX est dans la place !

Image : Julien Wolga

La Pleine Conscience ? C’est tout simplement ramener son attention dans l’instant présent et examiner les sensations qui se présentent, dans notre cas, notre corps, notre sexe, nos sens,nos ressentis, nos émotions et désirs. Tu te coupes de ces derniers dans tes rapports sexuels ? Que recherches-tu vraiment ? Sentir ce qui se passe ici et maintenant ou un climax absolument?

Le Slow Sex c’est la curiosité et le laisser faire à la place de l’orgasme comme but à tout prix. 

Avant j’avais la croyance qu’un rapport sexuel sans climax était un échec..en même temps on nous bassine à longueur de temps dessus : comment atteindre l’orgasme ? Comment devenir multi orgasmique ?  Orgasme en soupe, en brochette, à la noix de coco ! Si tu jouis pas t’es coincé, pas normal-e, frigide, peine à jouir… Et on oublie l’essentiel….

C’est comme si …

….Tu passe plusieurs heures à chercher la pâtisserie idéale, tu commandes le meilleur gâteau du monde et une fois que tu l’as eu tu le gobes tout rond  sans sentir son goût ….
… Tu pars à l’aventure avec un but précis en regardant tes pieds  alors que sur le chemin tu aurais pu rencontrer des gens merveilleux et vivre des expériences enrichissantes….

« Nos objectifs sont déterminés par notre imagination, le connu. Si nous nous libérons de nos objectifs alors nous nous ouvrons à l’infini des possibles. » 

Le Slow Sex c’est aussi une redéfinition de l’orgasme.

La vision d’Emmanuelle et son équipe Slow Sex Love Life :

“Nous pensons que l’orgasme est beaucoup plus que 10 secondes de libération que nous nous sommes habitués à pourchasser.
Nous le concevons comme un état, inquantifiable et aussi unique que notre ADN. Nous le vivons comme une rivière dans laquelle on ne se baigne jamais deux fois, changeant comme le temps et les marées, comme les étoiles et comme nos cellules qui meurent et renaissent à chaque instant.
En d’autres termes : bien loin des représentations stéréotypées véhiculées aujourd’hui qui nous diraient COMMENT jouir, et COMBIEN JOUIR.”

La différence entre orgasme et orgaste par Emmanuelle Duchesne :

Le Slow Sex c’est également des rapports où il n’y a pas de marchandage, pas de réciprocité.

C’est à dire tu ne dois RIEN à PERSONNE si il-elle te caresse, lèche, touche une partie de ton corps tu n’as pas à lui rendre. Si tu donnes, c’est parce que tu en as envie. Ça parait logique et plein de bon sens hein ? Et bien moi je me rendais compte que j’avais quelques peurs de décevoir, de mal faire qui impactaient sur mes rapports à l’autre. Que des fois je ne me rendait même pas compte que je n’agissais pas pour mon plaisir.

Le Slow Sex c’est une écoute de soi, pour connaître ses désirs, limites et besoins.

La BASE pour un consentement éclairé. Ainsi  nos corps et sexes ont une intelligence, ils nous indiquent  si tout est juste et bon pour nous en s’ouvrant, pétillant ou toute autre manifestation propre à chacun-e. Tu peux donc laisser le mental de côté et mettre ton attention dans ton corps…puis laisser les choses se faire tranquillement.
Mais c’est aussi et surtout les exprimer à l’Autre car il n’est pas Devin. Savoir dire non, changer d’avis, ajuster.

3) Un nouveau vocabulaire pour un nouveau paradigme !

Des tas de nouveaux mots fleurissent de partout pour former un vaste champ où tout est possible ! Ces mots re-définissent le genre, l’orientation sexuelle et romantique

Commençons par le genre…Il est intéressant de prendre conscience de la diversité mais surtout des problématiques liées au genre. Déjà pour élargir ton champs de compréhension mais aussi pour établir des Relations en Conscience par la prise en compte de cette dimension en l’Autre.

Je vais faire basique parce que j’ai peur de dire des conneries, et puis de toute manière je ne suis pas vraiment légitime pour parler de tout ça. Donc en gros la société divise tout en Homme/Femme . Une vision dite “binaire” qui se base sur le sexe de la personne.

Les personnes cis sont celles qui ont conservé le genre (ou le sexe) qui leur a été assigné à la naissance. Les transgenres ne se reconnaissent pas dans ce dernier (petite précision, “transgenre” n’est pas la même chose que “transexuel”, une personne qui à changé de sexe physiquement).

Le sexe et le genre n’est pas la même chose, le sexe est physique (penis/vagin), le genre est quant à lui une construction collective et personnelle.  Au niveau du genre il y a une grande diversité, il y a : les genres fluides c’est quand tu passes d’un genre à l’autre (féminin/masculin) ,  les genres non-binaires c’est lorsque les personnes ne se reconnaissent pas le choix imposé masculin/féminin, cela comprend les personnes agenres ceux qui ne se sentent pas appartenir à un genreou encore les personnes xénogenres qui définissent le genre par des métaphores et analogies impliquant d’autres moyens de classification que le rapport à la masculinité ou féminité (nature, animaux, espace, temps, choses, chiffres, sentiments, sensations, couleurs…)

Ce que tu dois retenir ? Que la norme binaire homme/femme ne convient pas à tout le monde. Elle peut être oppressante pour certain-e et tu dois respecter cela. Pour ce faire, fais simplement attention à tes mots : ” les personnes trans ont été mégenrées en permanence depuis leur naissance, parfois pendant 15, 20, 40 ans ou plus avant de pouvoir commencer à changer la façon dont les gens parlent d’elle. Les personnes trans ont dû vivre à temps plein dans un genre qui n’est pas le leur. Le fait d’être mégenrées les renvoie à un genre qui leur a été assigné à la naissance qui ne leur correspond pas ; elles doivent se battre tous les jours pour que leur genre soit respecté..” (extrait de Mégenrer c’est violent) . Mais aussi n’oublions pas que les violences transphobes existent et cela est aussi à prendre en compte.

 

Tu veux en savoir plus ? Tu peux te rendre sur le blog très bien renseigné Unique en son Genre ou bien tu peux regarder les vidéos de H Paradoxæ

Puisque l’attirance sexuelle et amoureuse n’est pas tout à fait la même chose on précise tout cela par l’ Orientation Romantique et Sexuelle. On les distingue tout simplement par le suffixe “romantique” et “sexuel”. Lorsque l’orientation sexuelle et romantique correspondent, on dit que la personne est pariorienté.e. Lorsque ce n’est pas le cas, on dit que la personne est variorienté.e.  Et y’a pas de “c’est bien”, “c’est mal”, “c’est normal” ou pas.

On peut donc être par exemple hétéroromantique et bisexuel, ça veut dire que la personne aime les individus de leur propre genre et peut être attiré sexuellement par les deux genres.

Au-delà de l’attirance pour le genre tu peux ajouter un tas d’autres préfixes à “romantique” et “sexuel” :

  • A :  Quelqu’un qui n’a pas d’attirance sexuelle ou romantique. Un-e asexuel peut être amoureux-se et un-e aromantique peut avoir une vie sexuelle.
  • Pan : L’attirance sexuelle ou romantique se porte sur les personnes indépendamment du genre et du sexe.
  • Skolio l’attirance romantique ou sexuelle est orientée vers les personnes non-binaires
  • Lithro : L’attirance est complétée d’une volonté que ce ne soit pas réciproque
  • Sapio: Attirance sexuelle ou romantique envers l’intelligence

Alors en vrai c’est beaucoup plus compliqué que ça ! Je te renvoie donc à cet article très bien fait !

Mais du coup ça sert à quoi de s’embêter avec tout ces mots compliqués ?

Alooors…. c’est sûr que je suis plutôt du genre à prôner l’écoute de son instinct plutôt que l’intellectualisation et les étiquettes. Mais ! Je pense que tout ce florilège de termes permet d’ouvrir l’esprit à la multitude de possibilités que l’on peut vivre. Cela permet aussi d’en parler autour de soi et de rencontrer des gens comme toi. Après je pense sincèrement qu’il est intéressant de les garder quelque part dans un coin de ta tête puis de voler de tes propres ailes et savourer la vie en écoutant tes désirs !

4) Les Relations Multiples

L’exclusivité est le modèle le plus valorisé par notre société : il s’agit de vouer son amour et sa vie sexuelle à une personne. Cela peut très bien convenir à tout un tas de gent-e-s et c’est très bien. Mais ce n’est pas le cas de tou-te-s et se conformer à un modèle qui ne convient pas c’est pas la joie pour vivre pleinement sa vie.

L’amour c’est comme les cellules, ça se multiplie !

Aimer un-e deuxième partenaire ne signifie aimer moins l’autre. Il n’y a pas un stock limité d’amour disponible. L’amour c’est vaste et ça marche aussi avec l’amitié et les enfants : l’arrivée d’un deuxième enfant n’enlève pas d’amour au premier par exemple.

L’amour trouve sa source en nous, c’est une émotion qui se déplace dans le corps, en créant un cocktail d’hormones . Malheureusement il y a tout un tas de bagages qu’on lui accroche : nos attentes vis à vis de l’être aimé, nos peurs (d’abandon par exemple), notre possessivité….

Différents modèles s’offre à toi avec des nouvelles façons de voir les relations.

Tu peux garder un côté hiérarchique avec une relation primaire et des relations secondaires. Il y a aussi le trouple : une relation à trois dans laquelle chacun.e est en relation avec les deux autres. Ou même une relation  « en V » : une personne au centre, en relation avec deux autres. En vrai tu fais comme tu veux ces modèles sont juste là pour t’aider à t’organiser.

Les relations peuvent aussi être « polyfidéles » les partenaires sont exclusifs ensembles : comme un couple, mais à plus que deux. Ou tu peux vivre en mode « solo-poly » : principalement célibataire, avec des relations multiples. Et enfin il y a l’« anarchie relationnelle », , c’est quand tu choisis d’être en relation avec plusieurs personnes, sans priorité ni hiérarchie entre les partenaires (d’amitié, d’amour, de couette).

Si t’es pas poly c’est bien aussi, mais reste ouvert-e car …

Le monde des relations multiples regorge de techniques de gestion des émotions, de la jalousie, de communication bienveillante, de consentement…tout le matos pour vivre ses relations en conscience.

Pour les références il y a le super bouquin “La salope éthique” : guide pratique pour des relations libres sereines par Dossie Easton et Janet W. Hardy. Mais aussi  le site francophone de référence polyamour.info et le blog “les fesses de la crémière”

Alors je le répète : c’est pas parce que t’es en couple exclusif et que tu es heureux-se comme ça que t’es has-been/coincé-e ou quoi ! Par contre je demande juste de la bienveillance envers ceux et celles qui sont différent-e-s de vous. Donc les phrases : “tu pourrais pas te contenter de ce que tu as? Ton mec/meuf ne te suffit pas ? ” sont à bannir.

Et non, la monogamie n’est pas responsable de l’échec de l’amour. J’en parle dans mon article sur “Comment vivre une relation amoureuse sereine ?

Le polyamour on va en parler dans un autre article parce qu’avec Lucien on s’est lancé dedans récemment (en plus de nous marier haha). On tatonne un peu, c’est pas évident mais pour le moment ça se passe bien.

Bon ! J’espère avoir fait un petit tour de ce gargantuesque paradigme. N’hésite pas à me parler d’autres belles alternatives, mouvements, idées… on n’est pas à l’abri d’un deuxième épisode !

 

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

CONTACT US

Envois nous un message, on répondra dès que possible.

En cours d’envoi

©2017 Erotique Aromatique.

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account