4 mythes sur la sexualité féminine

Ce vendredi 11 décembre 2015  l’association toulousaine “le cri de la chatte” a organisé une super conférence à laquelle nous avons assistés. Ingrid Lebeau, sexologue et formatrice en éducation sexuelle, nous a expliqué avec, beaucoup d’humour, des schémas et surtout de la bienveillance, pourquoi “Un pénis – En mouvement – a rarement fait jouir une femme.” Par le biais de ce titre provocateur elle nous a entre autre démontré 4 mythes sur la sexualité féminine.

Mythe n°1: “Ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d’enfants”

Dans le conte avant cette phrase finale les protagonistes endurent toutes sortes d’épreuves pour atteindre cet amour parfait : c’est la séduction digne héritière de l’amour courtois et du romantisme. Le temps de la rencontre est créateur d’énergie, de frénésie et de passion. Mais voila, cet élan amoureux dure 6 à 8 mois et est du aux hormones afin de valider et consolider le couple pour procréer. L’amour ça ne marche pas comme dans un conte, l’élan des débuts s’essouffle avec le quotidien, les enfants et la fatigue. La passion est un grand feu qui a besoin d’être sans cesse attisé pour durer..

Mythe n°2 : Le plaisir sexuel m’est donné par l’autre.

Alors déjà le plaisir sexuel c’est très personnel car ça se vit dans son propre corps. Mais surtout n’importe qui ne peut jouir sans accueillir mentalement cette jouissance, sans lâcher prise. Si, pendant l’acte, tu penses “qu’est ce que je vais faire a manger ce soir”, “J’espère qu’en levrette il ne voit pas mes bourrelets” et surtout “oh il faut absolument que je jouisse sinon il va se trouver nul”. Donc on arrête ce culte de la performance mais surtout cette pression ! La pression ça ne se subit pas, c’est uniquement dans une pinte que c’est bon. Le sexe c’est mieux que ça tout de même.

Mythe n°3 : Hommes et femmes ont la même sexualité

Voici une courbe de la réponse sexuelle mixant le modèle de Masters et Johnson, le modèle de Kaplan, et le modèle de David Reed.

Ce graphique symbolise bien les rapports “magnétoscopes” : Play, avance, recule, avance, recule, stop, eject et veille. Après l’éjaculation c’est fini, le désir retombe, occulté par la saturation d’endorphines; c’est chimique. La femme, souvent, se calque à ce schéma avec un seul petit orgasme. Alors que le premier n’est que l’ouverture d’une symphonie grandiose. L’idéal est, pour les deux partenaires, de suivre la même partition et de ne pas composer chacun de son coté, d’écouter l’autre.

Mythe n°4: Il y a des clitoridiennes et des vaginales.

 Non un clitoris est semblable à un iceberg : une petite partie émergée et une plus grosse immergée. C’est Freud qui à introduit cette idée fausse; les clitoridiennes étant des nymphomanes immatures, les vaginales elles, étant considérées comme de bonnes reproductrices car elles jouissaient avec le conduit matriciel. Le clitoris s’étend du vagin (point G) à l’aine en passant par l’anus et les lèvres. Il n’existe pas de dualité clito/vagin dans l’orgasme mais une unité anatomo-fonctionnelle, un continuum.  Une forme d’orgasme, différentes intensités mais plusieurs points de départ. Tu imagines un accouchement dans un vagin blindé de terminaisons nerveuses?
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