Masculinité et lâcher prise

ob_72fc27_langage-de-la-lumiere

Ne pleure pas sois un homme… Cette rengaine on l’entends régulièrement dans notre société aux relents paternalistes. Parce-que laisser couler nos émotions serait interdit à la gent masculine. Être un homme sous entendrait de devoir tout intérioriser ? Foutaise selon ma propre expérience, garder un mal être sans lui laisser le loisir de sortir ne peut emmener qu’à l’implosion.

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours été une vraie madeleine. Jusqu’à mon adolescence il m’arrivait de pleurer sur le coup du stress, de la joie. La sensibilité on me l’a souvent reproché avec son lot d’insultes homophobes ou misogynes. Pourquoi laisser ses émotions parler devraient être réservé aux femmes ou aux gays si on suit le standard sociétal. Aux contraire, ça soulage quand c’est pour laisser les émotions négatives s’estomper et c’est orgasmique quand se sont les émotions positives. Il suffit juste d’apprendre a les maîtriser, à ne pas les laisser nous dominer. Avec du travail sur sois on peut même arriver à en faire une force. Et ce n’est pas parce que j’aime laisser ma sensibilité s’exprimer que je ne m’en sens pas moins homme, avec son lot de virilité ; je pense seulement que tout homme a sa part de féminité et vice versa .

Cela en va de même pour la sexualité, le mâle viril qui en plein acte se doit d’être muet comme une tombe. Uniquement concentré sur l’orgasme qu’il doit donner à sa partenaire. Comme un devoir sacrifiant son propre plaisir sur l’autel de la performance… Et bien pour ma part j’emmerde toutes ces idées préconçues. J’aime me laisser aller, gémir, hurler, spasmer, sursauter être l’objet de ma partenaire. Profiter du moment dans un laisser aller total, ce qui permet de tutoyer des orgasme cosmiques, la laissant s’abreuver de mon propre plaisir sans me poser ses questions que le culte de la performance pourrait parasiter. Et même au moment où la jouissance me percute comme une souris blindé entre les yeux d’un éléphant je ne suis pas muet comme une tombe. Je peux produire autant de décibels que le bouquet final d’un feu d’artifice. Avec sincérité car lorsque le plaisir est au rendez-vous c’est sans artifice que je m’exprime. Et une chose à dire c’est que c’est le plus beau cadeau qu’un homme puisse offrir à sa partenaire. Un bouquet gesticulatoire et sonore n’apportant qu’un gain de confiance et occultant la sempiternelle question du : “c’est bien ce que je lui fais ?”. Point d’obligation de parole pour guider quand on laisse notre corps parler à la place de notre pensée. Ceci est tout aussi valable pour vous mesdames, laissez exprimer votre sensibilité, plongez vous dans le lâchez prise. Mais quand on reçois il faut savoir aussi donner, jouer avec le plaisir de l’autre comme il a su jouer avec le votre . La sexualité est une dualité, une réciprocité le tout saupoudré d’une bonne dose de communication . Comme un instrument de musique, on ne deviens par virtuose en une seule fois et sans professeur pour nous guider et corriger les erreurs .

Savoir donner c’est important, mais se laisser aller en se laissant faire c’est se préparer à un véritable décollage en orbite, exprimez votre plaisir ne restez pas muet comme une carpe. Votre partenaire vous en remerciera les gémissements étant un véritable phare dans la tempête du plaisir afin de faire escale au port de l’orgasme. Mais surtout videz vous la tête, focalisez vous sur votre plaisir, mettez de côté toutes ces pensée parasites qui ne feront qu’obstacle aux vagues de plaisirs qui vous envahissent. Et messieurs le plus important, si l’orgasme arrive ne cherchez pas à le dominer laissez le venir, ou laissez votre partenaire s’amuser avec. Stopper afin de vous frustrer, histoire de remplir votre cruche jusqu’à ras bord, votre orgasme ne sera pas là simple goutte d’eau qui déborde mais un véritable geyser orgasmique !

L’homme n’est pas que virilité, ce paternalisme et le culte de la pornographie n’a que trop limité le rôle du mâle à la performance et au contrôle. La parité se retrouve aussi au lit, ou les partenaire on tout les deux le même rôle, se donner du plaisir avec la complicité de l’autre tout en sachant rendre la pareille. Cette communication et cette complicité est tout autant primordiale pour le couple dans son quotidien en général. On s’appartient avant tout, l’autre est une épaule et non une béquille.

Rencontre avec Emmanuelle Duchesne.

itw emmaunelle

Et voici la toute première interview de notre envoyée spéciale Marie ! Cette première partie donne des clés accélératrices du plaisir (sur la base de l’intensité et non du temps) :

.La deuxième partie explique les différents auto-sabotage qui nous empêchent d’aimer ou de vivre une relation amoureuse sereine :

Des exercices pratiques pour se connecter à son couple, son sexe, son corps :

 

Qu’est ce que le slow sex et la méditation orgasmique ? Sommes-nous vraiment dans une société libérée sexuellement?

Et la dernière vidéos !

Plaisir solitaire : un délicieux éveil du corps.

Nous unissons nos forces (Lucien et Mélusine) pour composer cet article sur la masturbation. Sujet vaste qui pourrait a lui tout seul composer un livre entier, limite une encyclopédie de la branlette. Saches que pour nous le mot branlette est valable pour l’homme comme pour la femme, le clitoris ayant une érection tout comme le pénis.

Tu ne te branleras point !

Tabou dans certaines sociétés, la branlette peut soit disant rendre sourd, réduire la fertilité voir pire… A elle seule surpassant tout les massacres et génocides de l’humanité. Combien de spermatozoïdes qui ne connaîtrons jamais la course à l’ovule? Et pour les femmes la pression sociale est encore présente malgré une pseudo libération sexuelle.

Pourquoi donc cet interdit et cette pression envers la masturbation ?
Le catholicisme, qui influence encore de nos jours les mentalités, diabolisait le désir et le plaisir car ils représentaient la suprématie de l ‘instinct sur la raison. Le corps nous ramenant a notre animalité a été mis de côté car jugé diabolique, il était vu comme un danger et non une ressource positive. Contrairement aux religions polythéistes ou l’acte sexuel et la sensualité avaient ses propres divinités.
Mais ce n’est pas tout, le fait que nous baignons dans une société patriarcale joue pour beaucoup : la femme est vu comme une poule pondeuse et l’homme comme le seul être pouvant et devant lui donner du plaisir.

La genèse du plaisir solitaire

Moi (Mélusine) et mon sexe, une grande épopée amoureuse qui n’est pas prête de finir. Petite, mes parents ne m’ont pas inculqué la honte de la nudité et mon sexe était un objet d’étude que j’ai déjà observé dans une glace. Je me souviens à la piscine avoir montré aux copines le trou “où y’a les bébés qui sortent”. Mais je ne me touchais pas. Une fois j’ai dormi chez une copine qui se secouait dans le lit d’à coté, elle m’a expliqué vaguement la chose mais je ne comprenais rien. Puis mon rapport au corps c’est violemment détérioré et j’ai ignoré mon sexe : je le voyais comme quelque chose de nébuleux, compliqué et moche. Je me suis touchée pour la première fois à 15 ans car j’avais une copine qui passait des nuits torrides à se frotter avec son polochon et m’a parlé du clitoris. Après des petites recherches sur internet je me suis lancée. Allongé sur mon lit j’ai posé mon doigt sur ce petit bouton et en 5 secondes j’ai eu une décharge de plaisir tellement forte qu’elle frôlait avec la douleur…

Le tout premier orgasme on s’en souvient ! C’est celui qui nous scotche où on a envie de recommencer. Et pour les hommes, à notre puberté où la découverte de la première petite mort nous emplit d’ardeur et de cette fierté adolescente de se dire « ça y est je suis un homme ». Ou l’on s’asticote le manche plusieurs fois par jour, ou la branlette est une pulsion. Où se polir le chinois demande autant de rigueur que de pratiquer son hobby favoris.

Mais attention a ne pas tomber dans le piège de la facilité ; l’utilisation du porno plutôt que de l’imagination amène au culte de la performance, une standardisation des sexes (gros phallus, absence de poils, petites lèvres qui ne dépassent pas …) et des corps ainsi qu’une image de la femme quand même assez dégradante. Mais surtout, en visionnant trop de porno, il y a un gros risque de laisser cette industrie créer un faux repère en donnant une définition et des normes à la sexualité. Or ils doivent être personnels et doivent se construire par nous même. Il y a autant d’êtres humains que de sexualités différentes.

Le pouvoir de l’imagination

Hommes comme femmes le mental prime pour tous ! Que vous ayez besoin d’un support visuel (ou audiovisuel) ou non.
Pour ma part (Lucien) je suis de la génération qui a vécu ses premiers émois avec les pages lingeries des 3 suisses. J’étais même chanceux d’être un enfant de canal plus ayant tout les mois en VHS les premiers samedi du mois ou encore regardant en cachette le platonique film érotique de M6 les dimanches soirs. J’ai du donc utiliser la seule connexion gratuite que j’avais à ma disposition, le disque dur à la capacité infini propre a l’homme ; mon cerveau et son extension que l’on nomme plus communément l’imagination. Et elle peut apporter beaucoup de choses, tout les scénarios possible et inimaginable quand on prends le temps de la nourrir convenablement. Stimuler son imagination, triturer ses méninges est finalement une forme de masturbation cérébrale et elle saura vous le rendre lors de vos têtes à queue avec votre main.

Revenons à nos moutons, saches que le pouvoir du fantasme peut te permettre d’atteindre des décollages orgasmique 5 étoiles. Prends donc le temps, racontes toi un scenarii torride que tes mains soit celle de ton objet fantasmagorique. Que ceux/celles qui ne se sont jamais fait pleurer la veuve ou mouiller la culotte en imaginant une scène torride avec la/les/ils/elles créatures de leurs rêves fassent vœux de chasteté. On connais le couplet du « mais bien sur que je pense à toi quand je me branle mon amour »… Onanisme et monogamie mentale ne font pas souvent bon ménage.

La sexploration, ce n’est un sprint mais une course de fond

Sexplorer c’est prendre le temps de se connaître et de jouer avec son plaisir. Et justement le soucis est que ne prenons pas le temps de la pratiquer avec attention et présence. Nous la cantonnons à un orgasme express, au geste mécanique et frénétique digne des pistons d’un moteur V8.

Mais elle est plus que ça et si on se penche un peu sur le sujet, il est simple de la transformer de simples gribouillis de maternelle à un magnum opus digne des plus grands maîtres. La perfection onaniste demande de la curiosité et l’envie de sexplorer .

Tout d’abord il est dommage de se concentrer uniquement sur l’objet principal de la chose, le sexe que l’on se plaît à astiquer de haut en bas et de bas en haut ou double cliquer frénétiquement sur son petit bouton. Alors qu’il y a foule d’accessoires érogènes qui l’entourent et qu’il est intéressant de découvrir. Toutes zones érogène est exploitables, il suffit de s’y attarder un minimum. Chose importante et on le répète prendre le temps c’est surtout permettre d’accumuler plus d’excitation pour convertir l’orgasme en bombe atomique.

Se toucher est-il égoïste ?

Non, non et encore non ! Bon, déjà ça fait du bien au corps et à la tête de la personne la plus importante de ta vie : toi. Est-ce égoïste de s’occuper de soi ?

La masturbation fait partie de notre jardin secret, elle t’es est propre et tu en as les clefs. Connaître son corps et son plaisir permet de se responsabiliser vis a vis de ses orgasmes car NON ce n’est pas ton partenaire qui va te permettre d’atteindre le nirvana ; lui mettre une telle pression ça c’est égoïste. Il/elle n’a pas a avoir le contrôle total de ce qui se passe dans ton corps.

Il/elle leche/suce mal ? Embrasse comme une limace, ne donne pas les bons coups de reins ? Est trop rapide ? Pas assez sauvage ? Tu crois qu’on est tous/toutes pareil et qu’il y a un mode d’emploi ? Si tu ne lui explique pas comment tu fonctionnes il/elle ne progressera pas. Et si tu ne sais pas comment tu fonctionne ça risque d’être un peu compliqué.

Connaitre son instrument est le plus beau cadeau que tu puisses offrir à ton partenaire. Tu lui offres ton plaisir et ensemble vous allez pouvoir composer une magnifique symphonie qui vous harmonise.

Baisers magiques !


Si il y a une chose qui me met particulièrement en joie c’est lorsque Lucien se rase. J’ai beau aimer les hommes à barbe, ma peau aime la douceur. Sa bouche devenant subitement aussi suave que celle d’une femme je le lèche du menton aux amygdales, suçotte les lèvres sans répits…enfin jusqu’à la repousse qui transformera la périphérie de sa bouche en spongex.

Mon premier baiser est encore gravé dans ma mémoire. Dans la cours du lycée, j’ai eu l’impression de m’envoler, de mélanger le ciel et la terre. C’est niais, ça ressemble aux sims mais bon…il était doué. Il passait son temps à me rouler des galoches pendant les récrés en faisait virevolter des papillons dans mon ventre ainsi qu’un désir de copuler très intense.

Le baiser c’est l’étincelle qui embrase le désir, ça peut devenir l’introduction essentielle au grand feu d’artifice. Il utilise le goût, l’odorat et le toucher pour réveiller notre corps. Un premier contact où les bouches sont pénétrées par les langues. Avec on peut dévoiler son envie de douceur, sensualité ou de bestialité.

Lors du baiser, notre corps réagit ; avant, pendant le rapprochement le taux de testostérone (nourrit la motivation sexuelle) augmente et pendant il libère l’hormone ocytocine (responsable de l’attachement).
Mais ce n’est pas tout ! Selon Lucy Vincent, neurobiologiste, la salive, grâce aux hormones, enzymes et phéromones indiquent le statut social, l’âge, la fertilité, peut-être même la fidélité d’un individu. ” Pour ouvrir son corps à l’autre, on le laisse fondre dans sa bouche, mélange qui permet aux deux partenaires de se mettre au diapason. Le couple se forme aussi sur des éléments physiques”.
Psychologiquement parlant la bouche est notre toute première zone érogène. Les bébés explorent le monde et l’expérience des plaisirs par la bouche. Adultes le baiser nous sert à faire connaissance et nous rassurer. Mais aussi d’après Ghislaine Paris, médecin et sexologue “en nous conduisant vers les chemins archaïques et pulsionnels d’avant le langage, il nous installe dans un bien-être régressif qui favorise l’état de conscience modifié propice à l’abandon”
Source : Petit éloge de baiser de Psychologies.com

kiss
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer;
C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d’un peu se respirer le coeur,
Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme! »
Cyrano de Bergerac

Les baisers c’est magique ! Il y a tellement de manières différentes d’embrasser. Tu peux t’inspirer du Kamasutra  qui a fait une typologie des baisers amoureux !

Le baiser divin : connexion entre deux l’Êtres

Il est divin car il sacralise le baiser. Il te connecte profondément à toi et ton partenaire tout en vous fusionnant l’un à l’autre. À deux ne devenez qu’Un avec l’Univers, reliés à tous les êtres; vibrant à l’unisson de la même énergie.

Pour cela il est important est de se mettre en pleine conscience : place ton attention dans l’acte lui même, le contact entre vos deux bouches. Qu’est ce qui se passe dans ton corps ? Le sens-tu vibrer ou traversé par des vagues ? Puis laisses-toi aller, abandonnes-toi dans ton désir tout en te nourrissant de celui que tu embrasses. Passes les rênes à ton instinct, il sait comment embrasser, tu n’as pas besoin de ton intellect. Fais taire  la cacophonie de tes pensées; elles parasitent l’ici et le maintenant.

Un doux baiser tu le vis comme un rêve mais il peut vite se transformer en cauchemar assassinant ton désir naissant : fort afflux de bave, coup de langues frénétiques qui donnent l’impression de chercher les amygdales, dents qui s’entrechoquent. Tu reprends ton souffle en essuyant sa salive qui t’entoure ta bouche et deux choix logiques s’impose à toi : soit tu fuis, sois tu lui apprends. Ne subis surtout pas la galoche de “la limasse sous coke”, jamais.

Dans notre épopée libertine nous sommes tombé sur un couple qui n’embrassait pas, c’est leur droit mais pour nous : une partouze sans bisous c’est comme un été sans soleil, nous avons préféré leur dire au-revoir et ajuster notre boussole !

Se retrouver en amoureux : le combustible de l’Eros

Avec Lucien, nous avons décidé de nous offrir un très beau cadeau pour la Saint Valentin : un week-end Tantra couple avec Tantra Sud Ouest : 2 jours entiers consacré à notre couple !

Le Tantra proposé est différent du traditionnel et ancestral. Celui-ci, codifié, dogmatique, utilise des dieux et déesses hindous. Il est réservé à quelques initiés et n’est pas forcément adapté à notre culture occidentale. Le Tantra que nous avons vécu est inclusif : chacun amène son Essence et son expérience et cela devient une richesse pour le groupe. La créativité est libérée car le cadre et l’accompagnement le permettent. Même si ce Tantra est plus souple, il n’est pas dénué de règles, primordiales (respect de soi, de l’autre, confidentialité, pas de relations sexuelles pendant les 2 jours). Chaque participant est aussi enseignant pour lui-même et les autres.

Nous sommes donc partis à la découverte de notre corps, explorant les sensations qui nous traversent lorsqu’on donne et reçoit. Peau contre peau, nous nous sommes exaltés l’un de l’autre. Nous avons appris à canaliser et utiliser notre énergie sexuelle par la respiration et le périnée. Il y a aussi eu des exercices pour communiquer nos envies et notre amour l’un pour l’autre. Nous étions 6 couples à avoir voyagé ensemble ; une rencontre où l’on se met à nu, hors des standards sociaux, sans jugement… juste de la bienveillance et l’envie commune de se découvrir soi-même, son partenaire et son propre couple. Car cette exploration s’est faite en miroir avec les autres, un partage où l’on se reconnaît un peu et où on progresse ensemble.

Par ce partage d’expérience nous nous sommes collectivement rendu compte de l’importance de se retrouver en amoureux. Le quotidien pouvant vite étouffer la complicité (relationnelle et sexuelle). Faire son ménage, s’occuper des enfants, la vie professionnelle, les papiers….cela ne cimente pas le couple. Au contraire il faut s’en évader, ne pas se retrouver en tant que papa et maman mais en tant qu’amoureux qui continuent à avoir des papillons dans le ventre.

Souvent on prend uniquement le temps de faire l’amour quand c’est pas du “vite fait mal fait” Cela a pour bienfait de relâcher la pression (du boulot, de la vie quotidienne…). C’est une osmose certes mais c’est bien dommage de se retrouver uniquement sous les draps.

Prends le temps de:

Lui rappeler pourquoi tu l’aimes.
Reprends une bonne assiette en rab’ de niaiserie… ça fait du bien ! Avec humour ou sérieux mais toujours avec le cœur. Laisse s’exprimer en toi tes émotions pleines de guimauves et d’arc en ciel sans barrières.

Communiquer
C’est très utile de dire ce dont on a envie ça évite à ton partenaire de faire des devinettes approximatives qui mènent parfois à des déceptions ou quiproquos. Et une communication bien faite ça prend du temps ! Posez vous pour pouvoir dialoguer en profondeur et ainsi chacun se reconnectent à l’autre. Là aussi laisse tes peurs et blocages de côté : c’est de l’auto-sabotage.

Prendre soin de soi pour se sentir bien avec l’autre
Se pomponner ce n’est pas de la superficialité. Ce sentir bien dans sa tête et dans son corps pour être bien avec sa moitié passe par savoir penser à soi et s’honorer.

Le/la surprendre
La vie n’est pas inexorablement un long fleuve tranquille et plat. De temps en temps kidnappe ta demoiselle ou ton damoiseau et prends le large, explore, découvre….vis.

Se donner les moyens pour créer une bulle d’intimité l’espace de 2h ou un week-end
Certes, plus facile quand on n’a pas d’enfants…mais tout est possible quand on s’en donne les moyens. Juste tout les deux, amoureux.

Se masser sans forcément finir sur une partie de jambe en l’air
Amène au lâcher prise en se déconnectant de ses pensées pour accueillir les sensations…autant pour celui qui donne que celui qui reçoit. Voici un bref article sur le massage tantrique en attendant que j’ai plus d’expériences pour écrire le mien.

D’être en équilibre entre le désir de fusion et le désir d’autonomie
Ces deux désirs sont importants, le désir de fusion ils constituent le “paradoxe de la passion”. Le désir de fusion pousse a passer du temps l’un avec l’autre alors que le désir d’autonomie souhaite vivre des choses en dehors du “toi” et du “nous”.

 

 

Et toi tu gères le temps comment pour ton couple ? N’hésites pas à nos faire partager tes astuces et expériences.

PS : visionner à deux un écran n’est pas une activité suffisamment stimulante pour un couple :  installe la routine, ne favorise pas la communication, baisse la libido (essaye donc d’avoir envie de sexe après le JT ou un épisode de The Walking Dead !)

Les Libertins sont-ils modernes ?

“je ne peux pas te comprendre, je suis vieux jeu” est une phrase entendue de la part de plusieurs femmes au sujet de ma démarche libertine. Une d’elle considérait que j’étais moderne et elle classique et…romantique. Bon déjà cette déclaration sens le préjugé a plein nez. Romantique et niais nous le sommes, notre vie est rythmé par  boulot, dodo, petits plats de légumes cuisinés avec amour, sorties entre amis et…de temps en temps un petit plan à 4 nous émoustille. Non, nous ne sommes pas des partouzeurs frénétiques, enchainant gang bang et orgies sans répit et notre vie ne ressemble pas à un film porno.

C’est quoi la différence entre classique et moderne ?

Sans parler de couple ou de sexe le classique est soumis un ensemble de valeurs et de critères qui constituent un modèle à suivre dans le domaine de l’art en particulier. Mais aussi appartient à la tradition ,le moderne se démarque du classique car il brise les codes traditionnels.

Et dans les relations amoureuses et la sexualité ?

Le libertinage peut être vu comme moderne car “le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse”. En fait, le libertinage était moderne, mais étant devenue un monde à part, des codes et normes se sont établies. Je vous conseille l’article “Sexualité et Logiciel Libre” qui montre les limites du Libertinage en le comparant au Polyamour sous l’angle de sa vision du monde libre.

Non, un couple libertin n’est pas forcement moderne, il l’est lorsqu’il se sent libre de faire se qu’il veut sans être entravé par les dictats sociaux et moraux préhistoriques. La communication et la sensibilité se libèrent. Les hommes essaient la stimulation prostatique. On assiste aussi à une farandole de nouveaux termes qui désignent des identités sexuelles et de genres qui s’adaptent à l’extraordinaire diversité de l’humain.

Les esprits s’ouvrent dans le sexe et les relations amoureuses et ça c’est moderne !

Comment vivre une relation amoureuse sereine ?

 

Ce sujet, peut être trop ambitieux, à plusieurs réponses, plusieurs approches que j’aimerai retranscrire. Dans cet article la réponse me vient d’Eckart Tolle dans l’ouvrage “Le pouvoir de l’instant présent” qui m’a sortie d’un brouillard émotionnel. J’ai envie d’aborder le sujet de l’amour car il est très lié au sexe. Même si on peut les séparer, le sexe a une grosse influence sur l’amour et vice et versa. C’est chimique : phéromones, phényléthylamine ou ocytocine te “manipulent” !

Dans cet ouvrage, Eckart Tolle explique que nous nous identifions à tord au mental, cette petite voix cet incessant bruit de pensées continues avec lequel tu réfléchis, anticipes le futur et ressasses le passé. Ce mental s’interpose entre notre “moi profond” et notre véritable essence. Afin que tu reste identifié à lui, il crée un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions. Mais aussi, il fuit toute connexion avec le moment présent, ce moment où tu te retrouves avec ton toi. Tu as déjà pensé a ta liste de course pendant le sexe ? c’est le mental ! Après ne diabolise pas le mental, il est très utile pour réfléchir, résoudre, planifier…cependant il est encombrant et veut être calife à la place de calife (toi).

L’amour, entre passion et haine.

Donc parlons d’amour ! Celui qui fait virevolter des papillons dans ton ventre, qui dessine un sourire niais sur ton visage hébété.

Mais je vais commencer par parler de celui qui s’effrite dans les larmes, qui te donne cette illusion de bonheur qui va, se brise en éparpillant de la souffrance. Celui qui rend accroc, passionnel et destructeur. On s’aime à la folie, on se déchire dans les cris et les crises jusqu’à épuisement.. ce schéma, on le connait plus ou moins tous.

Le positif et le négatif dans un couple témoignent d’un dysfonctionnement, les repérer, les analyser est source d’évolution :

Commençons par le négatif qui se traduit par la possessivité, la jalousie, le contrôle, la fermeture, les ressentiments non exprimés, le besoin d’avoir raison, l’insensibilité, la  préoccupation excessive de soi, l’exigence, la manipulation emotionnelle, le besoin de tenir tête, de critiquer, de juger, de blâmer, d’attaquer. La colère, la revanche et l’inconscience dans le sens de ne pas être présent et de se laisser emporter par les émotions contribuent également au négatif.

Le positif se manifeste par l’amour du partenaire bien-sûr, le sentiment d’être intensément vivant, que ton existence devient satisfaisante car l’autre a besoin de toi, l’impression d’être quelqu’un de spécial, de se sentir complet ensemble, que le reste du monde est insignifiant, que l’autre est un besoin, une drogue.

Mais…ce positif ne représente pas l’Amour justement ? Non c’est de la dépendance affective. Les positifs alterneront toujours avec les négatifs ; Eckart Tolle explique que cette polarité passion/haine est obligatoire car ils sont mutuellement dépendant l’un de l’autre : le positif comporte du négatif non manifesté. Le véritable amour n’a pas ces opposés car il prend sa source au delà du mental, c’est un état vécu continuellement.

Mais alors, pourquoi ce modèle amoureux qui procure de la dépendance affective est recherché par tous ?

Parce que nous laissons le mental contrôler notre vie et nos relations amoureuses, ce qui ne fait pas partie de ses compétences. Il cherche de nouvelles choses auquels s’identifier pour exister et les relations de dépendances affectives sont parfaites pour ça : le centre de ton monde n’est pas en toi et tu y défini ton identité. Ainsi, on ne considère pas le salut (satisfaction, paix et vie dans la plénitude) ici et maintenant mais dans le le futur “je ne serait heureux-se/ entier-ère que lorsque je trouverai l’amour”. Le bonheur ne peut qu’être en vous, ici et maintenant, pas dans un hypothétique prince charmant Aimes-toi avant d’aimer l’autre. Mais ce n’est pas tout, la peur de la solitude (être face a face avec soi même) et les souffrances passés accumulées ( le corps de souffrance) jouent un rôle dans nos comportements amoureux et un partenaire qui n’a pas toujours les comportements qui les comblent…on voit alors l’autre comme à l’origine de ces sentiments.

Comment avoir une relation plus éclairée ?

Soi présent-e, ici et maintenant. Pour ne plus te laisser contrôler par le mental et le corps de souffrance, ne plus se définir par eux et être dans l’inconscience. Pour cela il y a plusieurs techniques, la méditation, les actes réalisés en pleine présence (par exemple marche en te concentrant sur les sensation du sols sur la plante des pieds) et en couple il y a la sexualité consciente, le tantra, le slow sex… Mais aussi le fait de devenir, de se sentir observateur du mental permet de prendre du recul vis a vis de lui et de se dés-identifier.

L’Amour est en toi et ne dépend pas d’un autre. Il a différentes intensités entre ta mère, tes potes, ton partenaire, le mec qui est a ta droite dans le train etc. Ce qui fait le degré d’intensité est la capacité d’une autre personne a refléter l’amour qui est déjà en toi.

Analyse tes comportements qu’ils soient positifs ou négatifs, pour voir les scénarios mentaux qui se répètent. Chaque crises est une occasion de travailler sur soi, n’oublie pas l’effet miroir : je n’identifie chez l’autre que ce qu’il y a en moi. Il faut accepter cette crise à la place de s’échapper, coopérer au lieu d’éviter les relations en reconnaissant les faits propres à la situation. En niant les faits tu te fermes a la communication et au changement.

Accepte l’autre, totalement. Es tu amoureux-se de lui-elle ou du modèle de perfection que tu essaye de lui coller ? On ne modèle pas son-sa partenaire comme de l’argile. Arrête de te juger toi et ton-ta partenaire. Le jugement est crée par le mental et est donc une inconscience. Sois plutôt celui ou celle qui reconnait plutôt que celui qui juge et réagit. “Au lieu de se battre contre l’obscurité, crée la lumière.”

Communique, utilise la communication non-violente et/ou aménage un espace de discussion bienveillante où vous pouvez vous exprimer dans la bienveillance et l’amour.  Exprime tes pensés, sentiments et réaction quand ils se présentent à toi, ne les accumule pas, ça explose. Ne culpabilise pas avec des reproches qui vont fermer l’autre à la communication. Écoute l’autre, fais lui de la place.

Voila c’est tout et c’est déjà beaucoup. Je te laisse avec le Gugus de la Communication Non-Violente, ça peut toujours servir ! Bisous

 

 

 

 

6 conseils pour débuter dans le libertinage en couple (avec des bouts de témoignages dedans)

6 conseils

1. Introspection de soi et de son couple pour connaître les motivations et les désirs.

Commencez par vous poser les questions suivantes chacun de votre côté :

Pourquoi je souhaite commencer le libertinage ?
Comment je conçois l’esprit libertin ?
Qu’est ce que je m’imagine vivre avec l’expérience du libertinage ? Comment j’aime faire l’amour ?

Et enfin partagez vos réponses unes à unes pour voir les similitudes ou les différences.

2. Établir ses propres règles.

Les similitudes ou les différences permettent de déterminer ensemble ce que vous désirez, ou pas. Il faut que vous soyez d’accord tout les deux et peut-être faire des compromis. Dans vos propres règles vous pouvez tout mettre : un signe en soirée pour donner l’accord, comment fuir d’une soirée qui ne vous plaît pas … Mais surtout vous pouvez changer les règles : avec le libertinage on découvre et on déconstruit certaines croyances.

N’oubliez pas d’aborder l’inconditionnelle question : Voit-on hors couple ?
Voulez-vous la totale liberté ou préférez-vous vivre exclusivement des moments d’intense partage de jouissance a plus de 2. Pour notre part nous avons décidé de ne pas voir hors couple parce que nous aimons nous regarder l’un autre l’autre pendant l’acte. Après, n’aimant pas la possessivité j’ai tenté de changer la règle en “on ne voit pas hors couple mais si ça arrive ça ne fera pas de mal à l’autre” Mais non Lucien ne veut pas et je respecte ça. Il a plutôt remplacer la règle avec “on ne voit pas hors couple donc si on est en soirée et qu’une personne très attirante nous branche, on la drague et on fera ça a trois”.

3. Communiquez avec la plus grande clarté sur vous et vos désirs.

Pour cela il faut s’imprégner du langage, des codes du monde libertin. Il y a autant de façon de libertiner que de personnalités et de fantasmes. Vous pouvez aller voir le glossaire libertin de Partagisme pour vous en imprégner.

Echangisme : La pénétration hors couple est autorisée.
Mélangisme : Il n’y a pas de pénétration séparée, mais milles caresse et coups de langues.
2+2 séparé : Les partenaires s’échangent et vont dans une autre pièce.
Caudaulisme : L’un des partenaires observe sa moitié coquiner avec un-e autre.

Mais ce n’est pas tout, il est important de bien déterminer quel profil de couple vous êtes pour trouver les personnes qui vous correspondent. Il faut être clair et honnête quand on se décrit aux autres et donc trouver un champ lexical sur votre couple. Il est très important d’être en phase avec ceux que vous rencontrez et de ne pas faire de concession ; savoir dire “non” est primordial.

Par exemple avec Lucien on ne pensait pas qu’un couple qui n’embrassait pas nous dérangeait. Une fois dans un jacuzzi avec des anti-salades-de-langue, qui te tripotent en te souriant bêtement et en te regardant dans le blanc des yeux nous avons compris à quel point nous avons besoin de cette divine entrée. Nous n’étions pas assez excités pour aller plus loin. À la fin on s’est aussi rendu compte que ce couple était branché vite-fait vite-joui, et niaient l’existence du point g. Nous avons pris conscience que nous n’échangeons pas assez sur l’essentiel (comment aime t-on faire l’amour ?) avec les autres.

4. Prends le temps qu’il vous semblera nécessaire.

Ne faites pas de concessions et osez dire non quand vous ne le sentez pas : “tout est possible, rien n’est obligatoire”. Prenez le temps de connaître les personnes avant de vous lancer si vous en avez besoin. Renseignez vous sur la sexualité des autres pour éviter les situations déplaisantes par exemple de tomber sur un homme qui te biffle en s’exclamant “tu aimes ma bite…Tu l’aimes comme elle est dure pour toi ? hein ?”. Je vous laisse imaginer le glam de la situation…Lucien a failli pouffer “Merci qui ?…”.

BONUS +++

5. Apprends des autres.

Le sexe est un art où rien n’est acquit, il est indispensable d’apprendre constamment. Échanger librement sur ses pratiques et techniques, voir d’autres manières de faire est une bonne manière d’apprendre. Par exemple on a apprit que derrière le genou c’est assez érogène et que le point g c’est fabuleux.

6. Choisis bien les amis a qui tu en parles.

Surtout éviter de le dire aux amis dont la petite amie est jalouse maladive, vous passerez pour des pervers qui essaye de donner des idées de libertinage à son mec, voir pire, essayer de l’entraîner dans une partouze. Alors que l’une de nos règles est justement “on touche pas aux amis”.

Pour terminer, nous espérons que ce guide vous aidera et dissipera vos préjugés sur le libertinage. En tout cas une phrase pour décrire toutes ces conseils : respecte toi tout en respectant l’autre. Pour toutes questions n’hésitez pas à commenter pour témoigner ou poser des questions.

4 clés pour une sexualité épanouie.

n°1 Aimes-toi.

Qui est la personne la plus importante de ta vie ? C’est toi. Ce n’est pas être égocentrique mais juste d’être en paix, à l’aise avec soi-même et les autres. Dans l’interview “Comment aimer sans s’aimer” Jacques Salomé (psychologue et écrivain) explique :

La vie sexuelle est fondée sur la rencontre de tous les langages de la communication humaine : langage des sentiments, des désirs, des émotions, de l’inconscient et des sens. Dans la rencontre sexuelle, le manque d’amour de soi va induire des rapports d’exigence, de violence, voire de perversité de type sadique. Celui qui ne s’aime pas peut à la fois tout accepter de l’autre et se vivre comme un simple objet de désir, et traiter l’autre comme l’objet de son propre plaisir. Je repense à cette femme qui s’est, selon ses mots, « révoltée après quinze ans de vie commune ». Elle percevait que son compagnon lui faisait l’amour, non dans le plaisir et l’abandon, mais avec la volonté de vérifier qu’elle lui appartenait, que son corps était sa propriété. Très souvent, le manque d’amour de soi va orienter la vie sexuelle sur des pratiques de possessivité, de consommation, de captation, et d’aliénation de l’autre.

Déjà la première chose à faire c’est de se faire du bien, prendre le temps pour soi, être dans le plaisir sensoriel mais pas que : prendre soin de ses corps (physique, émotionnel, mental, spirituel etc.). Donner c’est bien mais il est aussi important de s’accorder le droit de recevoir gratuitement, sans aucune pression.

Apprendre à s’aimer n’est pas facile, ça demande une déconstruction colossale. Toutes ses années à obéir à ces accords inconscients passés avec toi-même et influencés par ton éducation et ton environnement (“je suis…” , ‘je dois…”). Ces accords dictent tes pensés, actions et ressentis…Donc il vaut mieux que tu en prennes conscience et que tu les maîtrises. C’est ce qu’explique Miguel Ruiz dans “Les quatre accords Toltèques”, il en propose 4 fondés sur l’amour plutôt que la peur, pour s’approcher de la “liberté personnelle”. Vous pouvez lire le livre qui est très accessible, tant au niveau de l’écriture que du prix, mais aussi lire ce passionnant article de Energie-Santé –>ici

n°2 Connais-toi toi-même.

Le sexe est une délicieuse symphonie. Si les musiciens ne connaissent pas leurs instruments comment font-ils pour composer un beau morceau ? Pour ça pas de secret : la masturbation. Mais pas comme une pulsion  pour se décharger à la va-vite, non, comme un art. Pour les hommes par exemple, l’habitude de se toucher pour se vidanger rapidement à pour conséquence d’habituer son corps à  un schéma d’excitation rapide et d’éjaculation rapide : d’être précoce quoi.

La masturbation est un art du plaisir où le temps est suspendu, mais aussi un bel exercice. Installe-toi dans un petit nid et prends le temps de savourer, de ressentir, d’arrêter, de recommencer, de jouir, de re-jouir. Sens ton corps se réchauffer, ton clitoris, point g et lèvres se gonfler.

Aussi il est intéressant de se pencher sur la respiration et potentiel de tes muscles du périnée : augmenter le plaisir chez la femme et contrôler de l’éjaculation chez l’homme (et ainsi connaître l’orgasme multiple).

n°3 Vis l’instant présent.

Que tu reçoives ou donnes ne laisse pas ton mental vagabonder n’importe où : l’important est ce qui se passe ici et maintenant. Quand tu reçois, qu’est-ce que tu sens dans ton corps? Laisse entrer ton esprit DANS ton corps, prends le temps et savoure. Lorsque tu donnes mets ton esprit DANS ta main, sens la peau de l’autre réagir sous ta paume, apprécie le toucher du bout des doigts qui frôlent. L’important est de faire taire ton mental qui lui, fuit l’instant présent avec des futilités qui n’ont pas leur place dans un rapport sexuel (performance, jugement, passé ou anticipation du futur…). C’est ce que prône le slow sex : faire l’amour en pleine conscience. C’est une manière de faire l’amour qui s’appuie beaucoup sur l’esprit du Tantra et le Tao.

Un exercice intéressant à faire : Pendant 3/4 heures voire 1h masse ton partenaire ou fait toi masser par lui (tout le corps sans masturber !). La manière de faire importe peu; tu peux frôler du bout des doigts, coller ta paume, utiliser délicatement tes ongles. Laisse ton intuition, tes sensations te guider et utilise la force de l’intention : l’amour est une énergie que tu peux envoyer sur l’autre. Mais attention, pendant 1h il faut se tenir, ne pas se sauter dessus pour se dévorer.

n°4 Commu-nique.

Ton ou ta partenaire n’est pas livré-e avec une notice détaillée. Il faut donc explorer et découvrir l’autre et prendre le temps de se connaitre. Pour cela tu peux en parler, oser verbaliser ce que tu aimes ou n’aime pas, dire non, tes fantasmes, tes craintes. Bien sûr il y a les barrières de la gêne, la pudeur, la peur de vexer, les tabous, la crainte de casser le charme en allant au-delà des gestes qui semblent suffisants. Attention à la la forme, évite le “tu” culpabilisant et parle en “je”, n’oublie pas de valoriser ton ou ta partenaire.

Aussi, le sexe est un langage du corps, où il faut savoir laisser celui-ci s’exprimer avec le lâcher prise. Perdre le contrôle et se sentir possédé par le plaisir…Écouter ce langage permet de te guider vers le plaisir de l’autre. Et si tu es empathique c’est encore mieux, tu t’abreuves du plaisir de l’autre. La sensibilité est une vertu, et encore plus dans la sexualité.

4 mythes sur la sexualité féminine

Ce vendredi 11 décembre 2015  l’association toulousaine “le cri de la chatte” a organisé une super conférence à laquelle nous avons assistés. Ingrid Lebeau, sexologue et formatrice en éducation sexuelle, nous a expliqué avec, beaucoup d’humour, des schémas et surtout de la bienveillance, pourquoi “Un pénis – En mouvement – a rarement fait jouir une femme.” Par le biais de ce titre provocateur elle nous a entre autre démontré 4 mythes sur la sexualité féminine.

Mythe n°1: “Ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d’enfants”

Dans le conte avant cette phrase finale les protagonistes endurent toutes sortes d’épreuves pour atteindre cet amour parfait : c’est la séduction digne héritière de l’amour courtois et du romantisme. Le temps de la rencontre est créateur d’énergie, de frénésie et de passion. Mais voila, cet élan amoureux dure 6 à 8 mois et est du aux hormones afin de valider et consolider le couple pour procréer. L’amour ça ne marche pas comme dans un conte, l’élan des débuts s’essouffle avec le quotidien, les enfants et la fatigue. La passion est un grand feu qui a besoin d’être sans cesse attisé pour durer..

Mythe n°2 : Le plaisir sexuel m’est donné par l’autre.

Alors déjà le plaisir sexuel c’est très personnel car ça se vit dans son propre corps. Mais surtout n’importe qui ne peut jouir sans accueillir mentalement cette jouissance, sans lâcher prise. Si, pendant l’acte, tu penses “qu’est ce que je vais faire a manger ce soir”, “J’espère qu’en levrette il ne voit pas mes bourrelets” et surtout “oh il faut absolument que je jouisse sinon il va se trouver nul”. Donc on arrête ce culte de la performance mais surtout cette pression ! La pression ça ne se subit pas, c’est uniquement dans une pinte que c’est bon. Le sexe c’est mieux que ça tout de même.

Mythe n°3 : Hommes et femmes ont la même sexualité

Voici une courbe de la réponse sexuelle mixant le modèle de Masters et Johnson, le modèle de Kaplan, et le modèle de David Reed.

Ce graphique symbolise bien les rapports “magnétoscopes” : Play, avance, recule, avance, recule, stop, eject et veille. Après l’éjaculation c’est fini, le désir retombe, occulté par la saturation d’endorphines; c’est chimique. La femme, souvent, se calque à ce schéma avec un seul petit orgasme. Alors que le premier n’est que l’ouverture d’une symphonie grandiose. L’idéal est, pour les deux partenaires, de suivre la même partition et de ne pas composer chacun de son coté, d’écouter l’autre.

Mythe n°4: Il y a des clitoridiennes et des vaginales.

 Non un clitoris est semblable à un iceberg : une petite partie émergée et une plus grosse immergée. C’est Freud qui à introduit cette idée fausse; les clitoridiennes étant des nymphomanes immatures, les vaginales elles, étant considérées comme de bonnes reproductrices car elles jouissaient avec le conduit matriciel. Le clitoris s’étend du vagin (point G) à l’aine en passant par l’anus et les lèvres. Il n’existe pas de dualité clito/vagin dans l’orgasme mais une unité anatomo-fonctionnelle, un continuum.  Une forme d’orgasme, différentes intensités mais plusieurs points de départ. Tu imagines un accouchement dans un vagin blindé de terminaisons nerveuses?