Les Accords Toltèques du Cul.

Salut à toi qui as cliqué sur cet article au nom douteux !

Connais-tu la règle 34 d’Internet ? “Si ça existe, il y a du porno à ce sujet”

Tout a une version porno : Amélie Poulain, les Schtroumpfs, Alice au pays des merveilles, la famille Adam’s, Pascal le Grand-frère, un dîner presque parfait, le livreur de pizza,  le conducteur d’auto-école, la militaire…

Il y a aussi la règle 35 : “Si il n’existe pas de porno à ce sujet, ça va venir”…  LE GRAND JOUR EST DONC ARRIVÉ ! Bon…je ne vais pas parler de porno mais de sexe de la vraie vie…ça colle plus avec la ligne édito du blog…tu ne m’en veux pas ?

Alors oui, le titre “Les Accords Toltèques du Cul” ce n’est pas très “sexualité sacrée”,”amour inconditionnel” et tout. J’aurais pu dire les Accords Toltèques de la Sexualité, les Accords Toltèques des Amants/Amoureux, les Accords Toltèques sous la Couette, mais je ne sais pas, je suis d’humeur “vive le cul” aujourd’hui. Puis ça secoue un peu dans les chaumières !

Alors tout d’abord, c’est quoi les Accords Toltèques ?

C’est un très chouette ouvrage de Don Miguel Ruiz qui explique que nous vivons chacun dans notre monde avec nos croyances limitantes qu’il appelle “Accords”. Elles sont arrivées dans notre tête par le biais des autres, par les mots “tu es sage”, “tu es fainéant”, “tu chantes mal”, “tu es moche”… et elles déterminent notre “monde intérieur”. Ces accords sont plutôt basés sur la peur, ils encouragent la victimisation plutôt que la prise en charge de sa vie.

Don Miguel Ruiz nous propose alors 4 Accords basés sur l’Amour plutôt que la peur. Ils aident à se responsabiliser, à s’accepter soi et les autres. Personnellement la lecture de ce livre m’a surtout permise de prendre du recul sur mes émotions, de m’auto-analyser puis détecter mes croyances limitantes, pour ensuite leurs botter les fesses (à mon rythme).

Que ta parole soit impeccable

“Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui”.

La parole est un outil puissant, les mots ont un pouvoir sur notre psyché et celle des autres. Prends conscience des mots que tu utilises envers toi-même et les autres. Évite les jugements, la culpabilisation et le mensonge. Donc évidemment, dire à quelqu’un “tu es…un bande-mou, une salope, frigide, impuissant…” c’est vraiment étiquetant et ça peut faire beaucoup de mal (sauf si c’est dans un cadre consenti par tous biensûr ).

Aussi, dans le sexe, il n’y a pas que le langage de la parole, il y a aussi celui du corps. Le laisser s’exprimer, sans peur du jugement et du regard de ton.ta partenaire, ça rend le moment vraiment magique. Je ne parle pas d’en faire des caisses dans les gémissements et cris de plaisir, juste d’être toi-même, de ne pas jouer un rôle, bref, d’être authentique…ce qui est très bon pour la confiance entre ta.ton partenaire et toi. Et confiance = lâcher-prise = plaisir !

 

Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle

“Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles”.

Ça veut dire de ne pas prendre tout pour toi. Tu n’es pas responsable de ce qui se vit dans le corps de ta.ton partenaire. Iel est responsable de son plaisir, tu es responsable du tien. Alors j’entends déjà résonner les cris de l’indignation “bouuuuuh c’est égoïste”  “ce qui est important c’est de donner du plaisir à l’autre” ! Alors perso, ça me fait chier d’avoir un.e partenaire qui n’est pas du tout connecté à son corps, qui reste stoïque à mes caresses et qui se sent mal s’il n’a pas accompli son devoir de me faire jouir. Je peux juste avoir du mal à me concentrer parce que j’ai vu Bambi il y a 3h et que ça me chamboule encore un peu ! J’aime offrir mon plaisir à l’autre et sentir le sien vibrer. Des fois, j’aime faire l’étoile de mer et qu’on s’occupe juste de mon corps, sans pression, sans avoir l’impression que l’estime de soi/la virilité/ l’équilibre émotionnel de l’autre peuvent être démolis si je ne gémis pas assez fort.

Ne faites pas de suppositions

“Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames”.

Iel n’a pas bandé/joui/hurlé de plaisir et tu t’imagines que c’est parce que tu n’as pas été assez ceci ou cela, puis tu psychotes, “si ça se trouve iel pense à un.e autre/ s’ennuie avec moi/ ne me trouve pas assez beau.belle…” C’est foireux de se faire des histoires tordues sur des suppositions, non ?

La communication c’est chouette ! Tu peux apprendre plein de choses sur ton.ta partenaire tout en sexplorant. Aussi, tu éviteras à l’Autre de s’en faire parce que tu caches quelque chose. Faire des drames sur des malentendus révèle parfois des peurs de l’abandon ou du rejet. En fait, analyser ses suppositions et les questionner permet de mettre en lumière tes peurs et croyances limitantes.

Fais toujours de ton mieux

“Votre “mieux” change d’instant en instant, quelles que soit les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets”. 

Et j’ajouterai même : “et ce que tu désires”, car on n’a pas toujours envie d’enchainer une quinzaine de positions acrobatiques, de faire donner des coups de rein puissants au rythme d’un piston. Tu as envie de faire l’étoile de mer et d’être en totale réceptivité ? C’est bien aussi et tu peux le faire avec une qualité de présence au top.

Avant un rapport sexuel, ferme les yeux, place ton attention dans ton corps et connecte-toi à tes désirs : qu’as tu envie de faire, vraiment ? Qu’est-ce-que ton corps a besoin ? N’hésite pas à formuler des propositions dans ta tête et à observer comment ton corps réagit à l’intérieur.

 

Et du coup ?

Les Toltèques se retourneraient t-ils dans leur tombe à la lecture de cet article ? Bafoue-je cet enseignement ancestral avec mon humour gras ? En tout cas j’espère que cet article t’as appris quelque chose/fais du bien/fais rire. Parce que j’aime enrober ces sujets qui me tiennent à cœur d’un voile de légèreté et d’humour. Parce que le monde à besoin de Sexualité Joyeuse.

J’ai k’ça ka dire.

Bisous.

 

Le consentement c’est fabuleux !

Le Consentement  dans la sexualité ça a l’air assez simple ! Tu es d’accord, tu dis “oui”, tu n’es pas d’accord, tu dis “non” ! …Ben en fait ce n’est pas si facile que ça ! Voici quelques vidéos et articles pour y voir plus clair.

La culture du viol

La culture du viol “c’est l’ensemble des choses auxquelles on croit en ce qui concerne le viol, et qui contribuent à alimenter une tolérance en faveur du viol”. Cela donne lieu à une culpabilisation des victimes (genre des phrases abjectes :”ça m’étonne pas si elle se fait violer vu comment elle s’habille”) et un bon nombre de croyances limitantes qui impactent le consentement comme peut l’expliquer cet article : 7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le consentement sexuel.

Le consentement expliqué avec une tasse de thé :

L’éducation au consentement

Comprendre et prendre conscience que notre corps, désir et émotions nous appartiennent n’est pas toujours automatique car elle n’est pas favorisée par l’éducation traditionnelle. Comment veux tu avoir des adultes éclairés quand ils ont été habitué à l’imposition de normes ou d’actions qui ne prennent pas en compte leurs désirs et besoins déjà enfants? Forcer à faire un bisous, un câlin, nier leurs émotions…tout cela n’encourage pas être aligné à soi même.
Alors oui j’ai conscience que d’être parent c’est pas facile, mais moi j’en ai marre de tomber sur des partenaires qui se forcent pour faire plaisir ! Pensez à nous ! 🙂

Pour commencer  :  10 phrases pour aider les enfants à mettre en pratique la notion de consentement

Le “Non” est un cadeau

Comme je l’ai évoqué plus haut, il est parfois compliqué d’oser dire non car on a pas appris à se respecter soi même et être connecté à ce qu’on veut vraiment.

C’est au niveau de la perception du “non” que ça coince : peur d’être rejeté, de vexer. Mais alors la question est : aimerais-tu que ton partenaire se force a faire quelque chose de sexuel/sensuel pour toi? Et si le “non” était un cadeau que tu te fais à toi et à ton partenaire ? Un cadeau qui vous enrichi d’expériences de qualité, authentiques qui vous connecte vraiment l’un avec l’autre.

Personnellement je ne me sens pas sexuellement en sécurité lorsque mes partenaires ne sont pas clairs avec eux même. Sentir quelqu’un qui se force a te faire l’amour c’est vraiment, vraiment très mauvais pour l’estime de soi (tu peux lire mon article “confiance en soi et estime de soi dans la sexualité)

Et voici une super vidéo des Chahuteuses !

Un outil génial : la roue du consentement

Voici une vidéo d’Emmanuelle Duchesne pour comprendre les différentes nuances du consentement. Parce que c’est pas pareil de toucher & être toucher, pour son plaisir & pour le plaisir de l’autre. Cette roue est un outil très intéressant pour prendre conscience de notre positionnement et se responsabiliser.

Tu peux télécharger et imprimer le mode d’emploi pour l’afficher dans ta chambre/frigo.

 

Comment sentir son consentement ?

Si tu es empathique comme moi tu as remarqué qu’il est parfois difficile de se rendre compte qu’on a envie / pas envie lors d’un échange intime entre un ou plusieurs partenaires. Même si j’ai encore des progrès à faire sur ce plan là j’ai trouvé quelques astuces !

Déjà, la base c’est la communication avec l’autre. Discuter sur ce qu’on aime, on souhaite essayer, ne jamais faire, ce dont on a besoin puis après ce qu’on a aimé, pas aimé….c’est très important. Alors oui, je sais que tout le monde n’a pas la même aisance que moi a parler de ça. Je pense que chacun fait comme il peut, mais ne doit jamais oublier que l’autre n’est pas devin. Après l’inspiration vient en papotant !

J’ai aussi remarqué que se connecter à son corps est un moyen très efficace. C’est un peu un GPS avec une intelligence qui lui est propre. Il a une manière de communiquer avec son propriétaire qui est des fois subtile, c’est pourquoi y mettre son attention est important. La question à se poser est donc “comment ça se passe dans mon corps/ mon sexe ?” est-ce agréable ? Désagréable ? Gênant? Enthousiasmant ? Est ce que je sens comme une ouverture ? Une impression de rétractation ? ça picote ? ça bouge ?

Voili Voilou ! ET surtout n’oublie pas de ne pas te culpabiliser si tu es pas parfait dans ton consentement, apprends de tes erreurs, analyse tes comportements et pensées, repart en exploration et respecte toi 🙂

4 éléments pour se mettre en route vers une sexualité et des relations en conscience.

Snif snif…tu la sens ? Cette odeur de changement qui grandit dans les airs ? Tu les entends, toutes ces voix qui se lèvent, qui osent parler de Sexualités et de Relations en Conscience, qui sensibilisent, qui dénoncent, qui témoignent dans un monde qui prend une teinte puritaine. Car oui, en ce moment se côtoient deux mondes qui traduisent ces deux désirs qui sont en chacun : le désir de changement et le désir de conservation.

Cet article est dédié au changement, parce que bon…ce sujet m’excite beaucoup plus ! Et puis il est quand même temps que je te livre toutes ces choses qui me passionnent en ce moment !

1 ) Je commence donc avec la base, le mouvement (qui, je l’espère, cessera un jour pour devenir la norme) SEX-POSITIF.

Les principes sont très simples, c’est du bon sens mais pourtant…actuellement on n’y est toujours pas.

La sexualité est universelle. 

Elle concerne tout le monde, les jeunes, les moins jeunes, les personnes en situation de handicap, ta mère, ton voisin…. c’est pas sale, c’est naturel, c’est positif. Un enfant découvre son corps avec ses mains, son polochon ou le coin d’une table basse…et la libido humaine ne disparait pas par un quelconque enchantement quand on a des petits enfants.

On est tous différents.

Donc nos désirs, pratiques sexuelles, orientations, relations amoureuses le sont aussi et c’est très bien comme cela. Il n’y a pas de “c’est normal si … “NON, tu n’as pas à te casser le dos pour entrer dans une case, NON NON toutes les spécificités ne sont pas des pathologies ! T’es juste unique et c’est très bien comme ça.

Un consentement éclairé et une communication claire permettent d’être libre en faisant ses propres choix.

Bref d’être responsable de sa vie c’est bien, et ça s’applique dans la sexualité.  Le consentement c’est pas juste dire oui ou non quand on te propose quelque chose.

Ton corps n’est pas ton ennemi, tu n’as pas à le détester

… il est beau, tu peux l’accepter, l’aimer et en prendre soin. Ce n’est pas une enveloppe vide qui transporte ton âme, ni la seule chose qui te définit. Ton corps est une planète et tu es le président de cette république cellulaire !

Pour plus d’information je te conseille toutes les vidéos SEXPLORATION des Chahuteuses <3 . En voici une plus précisément sur le Sex positivisme, même si bon…clairement, l’association respire avec cet air là.

https://www.youtube.com/watch?v=LihsvrO2WKA

2) C’est sympa hein ?  Alors on prend tout les principes du Sex-positivism et on y ajoute de la Pleine Conscience …et HOP ! le SLOW SEX est dans la place !

Image : Julien Wolga

La Pleine Conscience ? C’est tout simplement ramener son attention dans l’instant présent et examiner les sensations qui se présentent, dans notre cas, notre corps, notre sexe, nos sens,nos ressentis, nos émotions et désirs. Tu te coupes de ces derniers dans tes rapports sexuels ? Que recherches-tu vraiment ? Sentir ce qui se passe ici et maintenant ou un climax absolument?

Le Slow Sex c’est la curiosité et le laisser faire à la place de l’orgasme comme but à tout prix. 

Avant j’avais la croyance qu’un rapport sexuel sans climax était un échec..en même temps on nous bassine à longueur de temps dessus : comment atteindre l’orgasme ? Comment devenir multi orgasmique ?  Orgasme en soupe, en brochette, à la noix de coco ! Si tu jouis pas t’es coincé, pas normal-e, frigide, peine à jouir… Et on oublie l’essentiel….

C’est comme si …

….Tu passe plusieurs heures à chercher la pâtisserie idéale, tu commandes le meilleur gâteau du monde et une fois que tu l’as eu tu le gobes tout rond  sans sentir son goût ….
… Tu pars à l’aventure avec un but précis en regardant tes pieds  alors que sur le chemin tu aurais pu rencontrer des gens merveilleux et vivre des expériences enrichissantes….

« Nos objectifs sont déterminés par notre imagination, le connu. Si nous nous libérons de nos objectifs alors nous nous ouvrons à l’infini des possibles. » 

Le Slow Sex c’est aussi une redéfinition de l’orgasme.

La vision d’Emmanuelle et son équipe Slow Sex Love Life :

“Nous pensons que l’orgasme est beaucoup plus que 10 secondes de libération que nous nous sommes habitués à pourchasser.
Nous le concevons comme un état, inquantifiable et aussi unique que notre ADN. Nous le vivons comme une rivière dans laquelle on ne se baigne jamais deux fois, changeant comme le temps et les marées, comme les étoiles et comme nos cellules qui meurent et renaissent à chaque instant.
En d’autres termes : bien loin des représentations stéréotypées véhiculées aujourd’hui qui nous diraient COMMENT jouir, et COMBIEN JOUIR.”

La différence entre orgasme et orgaste par Emmanuelle Duchesne :

Le Slow Sex c’est également des rapports où il n’y a pas de marchandage, pas de réciprocité.

C’est à dire tu ne dois RIEN à PERSONNE si il-elle te caresse, lèche, touche une partie de ton corps tu n’as pas à lui rendre. Si tu donnes, c’est parce que tu en as envie. Ça parait logique et plein de bon sens hein ? Et bien moi je me rendais compte que j’avais quelques peurs de décevoir, de mal faire qui impactaient sur mes rapports à l’autre. Que des fois je ne me rendait même pas compte que je n’agissais pas pour mon plaisir.

Le Slow Sex c’est une écoute de soi, pour connaître ses désirs, limites et besoins.

La BASE pour un consentement éclairé. Ainsi  nos corps et sexes ont une intelligence, ils nous indiquent  si tout est juste et bon pour nous en s’ouvrant, pétillant ou toute autre manifestation propre à chacun-e. Tu peux donc laisser le mental de côté et mettre ton attention dans ton corps…puis laisser les choses se faire tranquillement.
Mais c’est aussi et surtout les exprimer à l’Autre car il n’est pas Devin. Savoir dire non, changer d’avis, ajuster.

3) Un nouveau vocabulaire pour un nouveau paradigme !

Des tas de nouveaux mots fleurissent de partout pour former un vaste champ où tout est possible ! Ces mots re-définissent le genre, l’orientation sexuelle et romantique

Commençons par le genre…Il est intéressant de prendre conscience de la diversité mais surtout des problématiques liées au genre. Déjà pour élargir ton champs de compréhension mais aussi pour établir des Relations en Conscience par la prise en compte de cette dimension en l’Autre.

Je vais faire basique parce que j’ai peur de dire des conneries, et puis de toute manière je ne suis pas vraiment légitime pour parler de tout ça. Donc en gros la société divise tout en Homme/Femme . Une vision dite “binaire” qui se base sur le sexe de la personne.

Les personnes cis sont celles qui ont conservé le genre (ou le sexe) qui leur a été assigné à la naissance. Les transgenres ne se reconnaissent pas dans ce dernier (petite précision, “transgenre” n’est pas la même chose que “transexuel”, une personne qui à changé de sexe physiquement).

Le sexe et le genre n’est pas la même chose, le sexe est physique (penis/vagin), le genre est quant à lui une construction collective et personnelle.  Au niveau du genre il y a une grande diversité, il y a : les genres fluides c’est quand tu passes d’un genre à l’autre (féminin/masculin) ,  les genres non-binaires c’est lorsque les personnes ne se reconnaissent pas le choix imposé masculin/féminin, cela comprend les personnes agenres ceux qui ne se sentent pas appartenir à un genreou encore les personnes xénogenres qui définissent le genre par des métaphores et analogies impliquant d’autres moyens de classification que le rapport à la masculinité ou féminité (nature, animaux, espace, temps, choses, chiffres, sentiments, sensations, couleurs…)

Ce que tu dois retenir ? Que la norme binaire homme/femme ne convient pas à tout le monde. Elle peut être oppressante pour certain-e et tu dois respecter cela. Pour ce faire, fais simplement attention à tes mots : ” les personnes trans ont été mégenrées en permanence depuis leur naissance, parfois pendant 15, 20, 40 ans ou plus avant de pouvoir commencer à changer la façon dont les gens parlent d’elle. Les personnes trans ont dû vivre à temps plein dans un genre qui n’est pas le leur. Le fait d’être mégenrées les renvoie à un genre qui leur a été assigné à la naissance qui ne leur correspond pas ; elles doivent se battre tous les jours pour que leur genre soit respecté..” (extrait de Mégenrer c’est violent) . Mais aussi n’oublions pas que les violences transphobes existent et cela est aussi à prendre en compte.

 

Tu veux en savoir plus ? Tu peux te rendre sur le blog très bien renseigné Unique en son Genre ou bien tu peux regarder les vidéos de H Paradoxæ

Puisque l’attirance sexuelle et amoureuse n’est pas tout à fait la même chose on précise tout cela par l’ Orientation Romantique et Sexuelle. On les distingue tout simplement par le suffixe “romantique” et “sexuel”. Lorsque l’orientation sexuelle et romantique correspondent, on dit que la personne est pariorienté.e. Lorsque ce n’est pas le cas, on dit que la personne est variorienté.e.  Et y’a pas de “c’est bien”, “c’est mal”, “c’est normal” ou pas.

On peut donc être par exemple hétéroromantique et bisexuel, ça veut dire que la personne aime les individus de leur propre genre et peut être attiré sexuellement par les deux genres.

Au-delà de l’attirance pour le genre tu peux ajouter un tas d’autres préfixes à “romantique” et “sexuel” :

  • A :  Quelqu’un qui n’a pas d’attirance sexuelle ou romantique. Un-e asexuel peut être amoureux-se et un-e aromantique peut avoir une vie sexuelle.
  • Pan : L’attirance sexuelle ou romantique se porte sur les personnes indépendamment du genre et du sexe.
  • Skolio l’attirance romantique ou sexuelle est orientée vers les personnes non-binaires
  • Lithro : L’attirance est complétée d’une volonté que ce ne soit pas réciproque
  • Sapio: Attirance sexuelle ou romantique envers l’intelligence

Alors en vrai c’est beaucoup plus compliqué que ça ! Je te renvoie donc à cet article très bien fait !

Mais du coup ça sert à quoi de s’embêter avec tout ces mots compliqués ?

Alooors…. c’est sûr que je suis plutôt du genre à prôner l’écoute de son instinct plutôt que l’intellectualisation et les étiquettes. Mais ! Je pense que tout ce florilège de termes permet d’ouvrir l’esprit à la multitude de possibilités que l’on peut vivre. Cela permet aussi d’en parler autour de soi et de rencontrer des gens comme toi. Après je pense sincèrement qu’il est intéressant de les garder quelque part dans un coin de ta tête puis de voler de tes propres ailes et savourer la vie en écoutant tes désirs !

4) Les Relations Multiples

L’exclusivité est le modèle le plus valorisé par notre société : il s’agit de vouer son amour et sa vie sexuelle à une personne. Cela peut très bien convenir à tout un tas de gent-e-s et c’est très bien. Mais ce n’est pas le cas de tou-te-s et se conformer à un modèle qui ne convient pas c’est pas la joie pour vivre pleinement sa vie.

L’amour c’est comme les cellules, ça se multiplie !

Aimer un-e deuxième partenaire ne signifie aimer moins l’autre. Il n’y a pas un stock limité d’amour disponible. L’amour c’est vaste et ça marche aussi avec l’amitié et les enfants : l’arrivée d’un deuxième enfant n’enlève pas d’amour au premier par exemple.

L’amour trouve sa source en nous, c’est une émotion qui se déplace dans le corps, en créant un cocktail d’hormones . Malheureusement il y a tout un tas de bagages qu’on lui accroche : nos attentes vis à vis de l’être aimé, nos peurs (d’abandon par exemple), notre possessivité….

Différents modèles s’offre à toi avec des nouvelles façons de voir les relations.

Tu peux garder un côté hiérarchique avec une relation primaire et des relations secondaires. Il y a aussi le trouple : une relation à trois dans laquelle chacun.e est en relation avec les deux autres. Ou même une relation  « en V » : une personne au centre, en relation avec deux autres. En vrai tu fais comme tu veux ces modèles sont juste là pour t’aider à t’organiser.

Les relations peuvent aussi être « polyfidéles » les partenaires sont exclusifs ensembles : comme un couple, mais à plus que deux. Ou tu peux vivre en mode « solo-poly » : principalement célibataire, avec des relations multiples. Et enfin il y a l’« anarchie relationnelle », , c’est quand tu choisis d’être en relation avec plusieurs personnes, sans priorité ni hiérarchie entre les partenaires (d’amitié, d’amour, de couette).

Si t’es pas poly c’est bien aussi, mais reste ouvert-e car …

Le monde des relations multiples regorge de techniques de gestion des émotions, de la jalousie, de communication bienveillante, de consentement…tout le matos pour vivre ses relations en conscience.

Pour les références il y a le super bouquin “La salope éthique” : guide pratique pour des relations libres sereines par Dossie Easton et Janet W. Hardy. Mais aussi  le site francophone de référence polyamour.info et le blog “les fesses de la crémière”

Alors je le répète : c’est pas parce que t’es en couple exclusif et que tu es heureux-se comme ça que t’es has-been/coincé-e ou quoi ! Par contre je demande juste de la bienveillance envers ceux et celles qui sont différent-e-s de vous. Donc les phrases : “tu pourrais pas te contenter de ce que tu as? Ton mec/meuf ne te suffit pas ? ” sont à bannir.

Et non, la monogamie n’est pas responsable de l’échec de l’amour. J’en parle dans mon article sur “Comment vivre une relation amoureuse sereine ?

Le polyamour on va en parler dans un autre article parce qu’avec Lucien on s’est lancé dedans récemment (en plus de nous marier haha). On tatonne un peu, c’est pas évident mais pour le moment ça se passe bien.

Bon ! J’espère avoir fait un petit tour de ce gargantuesque paradigme. N’hésite pas à me parler d’autres belles alternatives, mouvements, idées… on n’est pas à l’abri d’un deuxième épisode !

 

Confiance en soi & estime de soi dans la sexualité

Illustrations par Alphachanneling

Voila un sujet bien coriace qui me tient à cœur au vu des bonds de géant que j’ai réalisé à ce niveau là. Je suis passée d’une relation amoureuse toxique…où j’avais un rapport sexuel de 3 min par semaine,  sans préliminaire ( à quoi bon puisqu’il existe la salive ) avec un homme qui n’avait de cesse de me répéter que j’étais grosse, moche et bête…. A une relation torride avec Lucien, pleine de désir, d’aventures sexuelles, d’amour, de respect et de papillons dans le ventre.

…Je diverge (dis verge ? ) commençons par définir un peu tout ça….

La confiance en soi, c’est le fait d’évaluer combien je me sens CAPABLE de réaliser quelque chose. Dans notre cas c’est le fait de penser qu’on a les ressources nécessaires au bon déroulement d’un rapport sexuel. Avoir confiance en soi permet d’avoir un sentiment de sécurité qui est important pour atteindre le lâcher prise.

L’estime de soi est, quant à elle, le fait d’auto évaluer nos actes, combien on se considère VALABLE vis à vis d’eux et de nos valeurs. C’est ce sentir fière de soi. Dans notre cas cela se traduit par le fait d’avoir une sexualité en accord avec ses aspirations, ou de ne pas oser par peur. Mais aussi d’être à l’aise avec soi même, de se sentir désirable ou aimable.

Dans les deux cas, le manque de l’un ou de l’autre dans la sexualité permet de l’enflammer ou de l’étouffer, c’est selon les expériences, la façon de voir les rapports sexuels, la confiance en soi et l’estime de soi déjà présentes ou non en nous. Si ces derniers ne sont pas assez là, cela induit des rapports intimes pleins de doutes et de questionnements qui empêchent d’être pleinement présent à l’autre : ” j’ai peur qu’elle trouve ma bite trop petite”, “Il faut que je rentre le ventre pour avoir l’air moins grosse” “Prends-elle-il son pied ??” “Il faut que je la passe jouir à tout prix”” “Il faut que je tienne le plus longtemps possible sinon je serais un mauvais coup” “J’ai les petites lèvres qui dépassent, va-il-elle me trouver monstrueuse ?”

Car oui, ce qui embrouille ta tête vient le plus souvent du culte de la performance et/ou du dictat de la beauté. Sans oublier certaines constructions croyances culturelles limitantes : “si j’assume pleinement mes désirs il-elle va me prendre pour une salope/un pervers”. Bon… disons le, cela s’applique plus aux femmes qu’aux hommes #jenculelepatriarcat #jepissesurlatombedefreud.

C’est bien beau tout ça mais comment on fait pour avoir plus d’estime de soi et de confiance en soi dans la sexualité ?

Dédramatise le cul :

Je peux comprendre que tu te mette la pression pour un rapport sexuel  si tu vis dans une grotte et que tu as l’occasion de sortir ton gourdin une fois tout les 10 ans. Si cela n’est pas ton cas, tu n’as pas à mettre ton honneur en jeu, d’avoir des attentes disproportionnées, de prendre la responsabilité de qui ce vit dans le corps de ton ou ta partenaire. Le sexe est un jeu où tu peux oser, te tromper, en rire, apprendre et recommencer. Tu peux prendre du plaisir ou en donner sans faire de comptes (Tu m’as fait un cuni, je te dois absolument une pipe) (les maths c’est pas érotique). Ce n’est pas un moment lourdingue pleins d’obligations et de stress.

Sors de ta zone de confort, ose, propose et dépasse le scénario répétitif, certes sécurisant mais surtout frustrant.

Quelques astuces :

  • Se faire bander les yeux ou ceux de ton ou ta partenaire  : Ne pas avoir le regard de l’autre permet d’oser plus, et ça décuple les sens ! Tu peux aussi tamiser la lumière avec des bougies.
  • Ose demander lorsque tu donnes, ose dire si tu aimes ou non quand tu reçois. Afin de ne pas laisser tes questionnements et doutes prendre toute la place.
  • Valorise toi : Je suis pourtant une adepte de sortir à l’arrache mais quand je me fais belle je me sens bien. Pas la peine de peindre ton visage avec des couches de maquillage car il est important de se sentir aussi belle au naturel et d’être habitué à un visage sans maquillage. Mais juste de mettre une tenue où tu te sens en valeur et confortable, d’oser se montrer. Ce n’est pas sa perfection qui rend un corps attirant mais sa présence, assumée et valorisée.

Considère ton corps comme un temple, sois en la déesse, le dieu.

Prends en soin, aime le, investis le, fais lui confiance et apporte toi plein d’offrandes; de type nourriture saine, entourage bienveillant, sport, relaxation mais aussi orgasmes a profusion (c’est gratuit en plus). Telle une Divinité s’occupant de son lieu de cul-te, de sa demeure, offre toi des plaisirs solitaires mais aussi choisis avec intuition et patience celles et ceux qui vont pénétrer dans ton temple. Tu ne mérite que respect et le meilleur pour toi. Le corps à une mémoire et enregistre toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, plus il  enregistre de bonnes expériences, plus la confiance sexuelle est importante. Il sais donc reconnaître ce qui est bon pour lui. Fais confiance à ton corps ,à ton désir pour avoir confiance. OSE dire NON pour te dire OUI.

Attention au piège de mettre ton estime de toi dans le regard ou désir des autres, en un coup de vent cela peut s’effondrer. J’ai remarqué qu’on est quelques un-e a avoir eu une phase de sexe à profusion, je vois cela comme une transition où il est important de passer de la quantité à la qualité. De se respecter soi et son ou sa partenaire. Mais aussi d’apprendre à laisser tomber son armure pour se construire une solidité intérieure qui laisse place à des rencontres plus authentiques (“un trou est un trou une bite n’a pas d’œil” c’est quand même moyen non ?).

Quelques outils :

  • Se reconnecter à son corps, l’aimer et l’investir par des activités qui ancrent : danse, yoga ou autre activité qui utilise le corps. Quelques exercices d’ancrage permettent d’être à l’écoute de soi même.
  • OMGYes est un site où des femmes expliquent en vidéos des gestes qui amène à l’orgasme. Personnellement je me touche tout le temps de la même manière et je sais que je loupe quelque chose de génial.
  • Suivre une thérapie : Des fois il faut savoir demander de l’aide.

En bref il faut réussir à trouver SON équilibre entre une sexualité légère et une sexualité plus sacrée.

 

Masculinité et lâcher prise

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Ne pleure pas sois un homme… Cette rengaine on l’entends régulièrement dans notre société aux relents paternalistes. Parce-que laisser couler nos émotions serait interdit à la gent masculine. Être un homme sous entendrait de devoir tout intérioriser ? Foutaise selon ma propre expérience, garder un mal être sans lui laisser le loisir de sortir ne peut emmener qu’à l’implosion.

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours été une vraie madeleine. Jusqu’à mon adolescence il m’arrivait de pleurer sur le coup du stress, de la joie. La sensibilité on me l’a souvent reproché avec son lot d’insultes homophobes ou misogynes. Pourquoi laisser ses émotions parler devraient être réservé aux femmes ou aux gays si on suit le standard sociétal. Aux contraire, ça soulage quand c’est pour laisser les émotions négatives s’estomper et c’est orgasmique quand se sont les émotions positives. Il suffit juste d’apprendre a les maîtriser, à ne pas les laisser nous dominer. Avec du travail sur sois on peut même arriver à en faire une force. Et ce n’est pas parce que j’aime laisser ma sensibilité s’exprimer que je ne m’en sens pas moins homme, avec son lot de virilité ; je pense seulement que tout homme a sa part de féminité et vice versa .

Cela en va de même pour la sexualité, le mâle viril qui en plein acte se doit d’être muet comme une tombe. Uniquement concentré sur l’orgasme qu’il doit donner à sa partenaire. Comme un devoir sacrifiant son propre plaisir sur l’autel de la performance… Et bien pour ma part j’emmerde toutes ces idées préconçues. J’aime me laisser aller, gémir, hurler, spasmer, sursauter être l’objet de ma partenaire. Profiter du moment dans un laisser aller total, ce qui permet de tutoyer des orgasme cosmiques, la laissant s’abreuver de mon propre plaisir sans me poser ses questions que le culte de la performance pourrait parasiter. Et même au moment où la jouissance me percute comme une souris blindé entre les yeux d’un éléphant je ne suis pas muet comme une tombe. Je peux produire autant de décibels que le bouquet final d’un feu d’artifice. Avec sincérité car lorsque le plaisir est au rendez-vous c’est sans artifice que je m’exprime. Et une chose à dire c’est que c’est le plus beau cadeau qu’un homme puisse offrir à sa partenaire. Un bouquet gesticulatoire et sonore n’apportant qu’un gain de confiance et occultant la sempiternelle question du : “c’est bien ce que je lui fais ?”. Point d’obligation de parole pour guider quand on laisse notre corps parler à la place de notre pensée. Ceci est tout aussi valable pour vous mesdames, laissez exprimer votre sensibilité, plongez vous dans le lâchez prise. Mais quand on reçois il faut savoir aussi donner, jouer avec le plaisir de l’autre comme il a su jouer avec le votre . La sexualité est une dualité, une réciprocité le tout saupoudré d’une bonne dose de communication . Comme un instrument de musique, on ne deviens par virtuose en une seule fois et sans professeur pour nous guider et corriger les erreurs .

Savoir donner c’est important, mais se laisser aller en se laissant faire c’est se préparer à un véritable décollage en orbite, exprimez votre plaisir ne restez pas muet comme une carpe. Votre partenaire vous en remerciera les gémissements étant un véritable phare dans la tempête du plaisir afin de faire escale au port de l’orgasme. Mais surtout videz vous la tête, focalisez vous sur votre plaisir, mettez de côté toutes ces pensée parasites qui ne feront qu’obstacle aux vagues de plaisirs qui vous envahissent. Et messieurs le plus important, si l’orgasme arrive ne cherchez pas à le dominer laissez le venir, ou laissez votre partenaire s’amuser avec. Stopper afin de vous frustrer, histoire de remplir votre cruche jusqu’à ras bord, votre orgasme ne sera pas là simple goutte d’eau qui déborde mais un véritable geyser orgasmique !

L’homme n’est pas que virilité, ce paternalisme et le culte de la pornographie n’a que trop limité le rôle du mâle à la performance et au contrôle. La parité se retrouve aussi au lit, ou les partenaire on tout les deux le même rôle, se donner du plaisir avec la complicité de l’autre tout en sachant rendre la pareille. Cette communication et cette complicité est tout autant primordiale pour le couple dans son quotidien en général. On s’appartient avant tout, l’autre est une épaule et non une béquille.

Plaisir solitaire : un délicieux éveil du corps.

Nous unissons nos forces (Lucien et Mélusine) pour composer cet article sur la masturbation. Sujet vaste qui pourrait a lui tout seul composer un livre entier, limite une encyclopédie de la branlette. Saches que pour nous le mot branlette est valable pour l’homme comme pour la femme, le clitoris ayant une érection tout comme le pénis.

Tu ne te branleras point !

Tabou dans certaines sociétés, la branlette peut soit disant rendre sourd, réduire la fertilité voir pire… A elle seule surpassant tout les massacres et génocides de l’humanité. Combien de spermatozoïdes qui ne connaîtrons jamais la course à l’ovule? Et pour les femmes la pression sociale est encore présente malgré une pseudo libération sexuelle.

Pourquoi donc cet interdit et cette pression envers la masturbation ?
Le catholicisme, qui influence encore de nos jours les mentalités, diabolisait le désir et le plaisir car ils représentaient la suprématie de l ‘instinct sur la raison. Le corps nous ramenant a notre animalité a été mis de côté car jugé diabolique, il était vu comme un danger et non une ressource positive. Contrairement aux religions polythéistes ou l’acte sexuel et la sensualité avaient ses propres divinités.
Mais ce n’est pas tout, le fait que nous baignons dans une société patriarcale joue pour beaucoup : la femme est vu comme une poule pondeuse et l’homme comme le seul être pouvant et devant lui donner du plaisir.

La genèse du plaisir solitaire

Moi (Mélusine) et mon sexe, une grande épopée amoureuse qui n’est pas prête de finir. Petite, mes parents ne m’ont pas inculqué la honte de la nudité et mon sexe était un objet d’étude que j’ai déjà observé dans une glace. Je me souviens à la piscine avoir montré aux copines le trou “où y’a les bébés qui sortent”. Mais je ne me touchais pas. Une fois j’ai dormi chez une copine qui se secouait dans le lit d’à coté, elle m’a expliqué vaguement la chose mais je ne comprenais rien. Puis mon rapport au corps c’est violemment détérioré et j’ai ignoré mon sexe : je le voyais comme quelque chose de nébuleux, compliqué et moche. Je me suis touchée pour la première fois à 15 ans car j’avais une copine qui passait des nuits torrides à se frotter avec son polochon et m’a parlé du clitoris. Après des petites recherches sur internet je me suis lancée. Allongé sur mon lit j’ai posé mon doigt sur ce petit bouton et en 5 secondes j’ai eu une décharge de plaisir tellement forte qu’elle frôlait avec la douleur…

Le tout premier orgasme on s’en souvient ! C’est celui qui nous scotche où on a envie de recommencer. Et pour les hommes, à notre puberté où la découverte de la première petite mort nous emplit d’ardeur et de cette fierté adolescente de se dire « ça y est je suis un homme ». Ou l’on s’asticote le manche plusieurs fois par jour, ou la branlette est une pulsion. Où se polir le chinois demande autant de rigueur que de pratiquer son hobby favoris.

Mais attention a ne pas tomber dans le piège de la facilité ; l’utilisation du porno plutôt que de l’imagination amène au culte de la performance, une standardisation des sexes (gros phallus, absence de poils, petites lèvres qui ne dépassent pas …) et des corps ainsi qu’une image de la femme quand même assez dégradante. Mais surtout, en visionnant trop de porno, il y a un gros risque de laisser cette industrie créer un faux repère en donnant une définition et des normes à la sexualité. Or ils doivent être personnels et doivent se construire par nous même. Il y a autant d’êtres humains que de sexualités différentes.

Le pouvoir de l’imagination

Hommes comme femmes le mental prime pour tous ! Que vous ayez besoin d’un support visuel (ou audiovisuel) ou non.
Pour ma part (Lucien) je suis de la génération qui a vécu ses premiers émois avec les pages lingeries des 3 suisses. J’étais même chanceux d’être un enfant de canal plus ayant tout les mois en VHS les premiers samedi du mois ou encore regardant en cachette le platonique film érotique de M6 les dimanches soirs. J’ai du donc utiliser la seule connexion gratuite que j’avais à ma disposition, le disque dur à la capacité infini propre a l’homme ; mon cerveau et son extension que l’on nomme plus communément l’imagination. Et elle peut apporter beaucoup de choses, tout les scénarios possible et inimaginable quand on prends le temps de la nourrir convenablement. Stimuler son imagination, triturer ses méninges est finalement une forme de masturbation cérébrale et elle saura vous le rendre lors de vos têtes à queue avec votre main.

Revenons à nos moutons, saches que le pouvoir du fantasme peut te permettre d’atteindre des décollages orgasmique 5 étoiles. Prends donc le temps, racontes toi un scenarii torride que tes mains soit celle de ton objet fantasmagorique. Que ceux/celles qui ne se sont jamais fait pleurer la veuve ou mouiller la culotte en imaginant une scène torride avec la/les/ils/elles créatures de leurs rêves fassent vœux de chasteté. On connais le couplet du « mais bien sur que je pense à toi quand je me branle mon amour »… Onanisme et monogamie mentale ne font pas souvent bon ménage.

La sexploration, ce n’est un sprint mais une course de fond

Sexplorer c’est prendre le temps de se connaître et de jouer avec son plaisir. Et justement le soucis est que ne prenons pas le temps de la pratiquer avec attention et présence. Nous la cantonnons à un orgasme express, au geste mécanique et frénétique digne des pistons d’un moteur V8.

Mais elle est plus que ça et si on se penche un peu sur le sujet, il est simple de la transformer de simples gribouillis de maternelle à un magnum opus digne des plus grands maîtres. La perfection onaniste demande de la curiosité et l’envie de sexplorer .

Tout d’abord il est dommage de se concentrer uniquement sur l’objet principal de la chose, le sexe que l’on se plaît à astiquer de haut en bas et de bas en haut ou double cliquer frénétiquement sur son petit bouton. Alors qu’il y a foule d’accessoires érogènes qui l’entourent et qu’il est intéressant de découvrir. Toutes zones érogène est exploitables, il suffit de s’y attarder un minimum. Chose importante et on le répète prendre le temps c’est surtout permettre d’accumuler plus d’excitation pour convertir l’orgasme en bombe atomique.

Se toucher est-il égoïste ?

Non, non et encore non ! Bon, déjà ça fait du bien au corps et à la tête de la personne la plus importante de ta vie : toi. Est-ce égoïste de s’occuper de soi ?

La masturbation fait partie de notre jardin secret, elle t’es est propre et tu en as les clefs. Connaître son corps et son plaisir permet de se responsabiliser vis a vis de ses orgasmes car NON ce n’est pas ton partenaire qui va te permettre d’atteindre le nirvana ; lui mettre une telle pression ça c’est égoïste. Il/elle n’a pas a avoir le contrôle total de ce qui se passe dans ton corps.

Il/elle leche/suce mal ? Embrasse comme une limace, ne donne pas les bons coups de reins ? Est trop rapide ? Pas assez sauvage ? Tu crois qu’on est tous/toutes pareil et qu’il y a un mode d’emploi ? Si tu ne lui explique pas comment tu fonctionnes il/elle ne progressera pas. Et si tu ne sais pas comment tu fonctionne ça risque d’être un peu compliqué.

Connaitre son instrument est le plus beau cadeau que tu puisses offrir à ton partenaire. Tu lui offres ton plaisir et ensemble vous allez pouvoir composer une magnifique symphonie qui vous harmonise.

Baisers magiques !


Si il y a une chose qui me met particulièrement en joie c’est lorsque Lucien se rase. J’ai beau aimer les hommes à barbe, ma peau aime la douceur. Sa bouche devenant subitement aussi suave que celle d’une femme je le lèche du menton aux amygdales, suçotte les lèvres sans répits…enfin jusqu’à la repousse qui transformera la périphérie de sa bouche en spongex.

Mon premier baiser est encore gravé dans ma mémoire. Dans la cours du lycée, j’ai eu l’impression de m’envoler, de mélanger le ciel et la terre. C’est niais, ça ressemble aux sims mais bon…il était doué. Il passait son temps à me rouler des galoches pendant les récrés en faisait virevolter des papillons dans mon ventre ainsi qu’un désir de copuler très intense.

Le baiser c’est l’étincelle qui embrase le désir, ça peut devenir l’introduction essentielle au grand feu d’artifice. Il utilise le goût, l’odorat et le toucher pour réveiller notre corps. Un premier contact où les bouches sont pénétrées par les langues. Avec on peut dévoiler son envie de douceur, sensualité ou de bestialité.

Lors du baiser, notre corps réagit ; avant, pendant le rapprochement le taux de testostérone (nourrit la motivation sexuelle) augmente et pendant il libère l’hormone ocytocine (responsable de l’attachement).
Mais ce n’est pas tout ! Selon Lucy Vincent, neurobiologiste, la salive, grâce aux hormones, enzymes et phéromones indiquent le statut social, l’âge, la fertilité, peut-être même la fidélité d’un individu. ” Pour ouvrir son corps à l’autre, on le laisse fondre dans sa bouche, mélange qui permet aux deux partenaires de se mettre au diapason. Le couple se forme aussi sur des éléments physiques”.
Psychologiquement parlant la bouche est notre toute première zone érogène. Les bébés explorent le monde et l’expérience des plaisirs par la bouche. Adultes le baiser nous sert à faire connaissance et nous rassurer. Mais aussi d’après Ghislaine Paris, médecin et sexologue “en nous conduisant vers les chemins archaïques et pulsionnels d’avant le langage, il nous installe dans un bien-être régressif qui favorise l’état de conscience modifié propice à l’abandon”
Source : Petit éloge de baiser de Psychologies.com

kiss
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer;
C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d’un peu se respirer le coeur,
Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme! »
Cyrano de Bergerac

Les baisers c’est magique ! Il y a tellement de manières différentes d’embrasser. Tu peux t’inspirer du Kamasutra  qui a fait une typologie des baisers amoureux !

Le baiser divin : connexion entre deux l’Êtres

Il est divin car il sacralise le baiser. Il te connecte profondément à toi et ton partenaire tout en vous fusionnant l’un à l’autre. À deux ne devenez qu’Un avec l’Univers, reliés à tous les êtres; vibrant à l’unisson de la même énergie.

Pour cela il est important est de se mettre en pleine conscience : place ton attention dans l’acte lui même, le contact entre vos deux bouches. Qu’est ce qui se passe dans ton corps ? Le sens-tu vibrer ou traversé par des vagues ? Puis laisses-toi aller, abandonnes-toi dans ton désir tout en te nourrissant de celui que tu embrasses. Passes les rênes à ton instinct, il sait comment embrasser, tu n’as pas besoin de ton intellect. Fais taire  la cacophonie de tes pensées; elles parasitent l’ici et le maintenant.

Un doux baiser tu le vis comme un rêve mais il peut vite se transformer en cauchemar assassinant ton désir naissant : fort afflux de bave, coup de langues frénétiques qui donnent l’impression de chercher les amygdales, dents qui s’entrechoquent. Tu reprends ton souffle en essuyant sa salive qui t’entoure ta bouche et deux choix logiques s’impose à toi : soit tu fuis, sois tu lui apprends. Ne subis surtout pas la galoche de “la limasse sous coke”, jamais.

Dans notre épopée libertine nous sommes tombé sur un couple qui n’embrassait pas, c’est leur droit mais pour nous : une partouze sans bisous c’est comme un été sans soleil, nous avons préféré leur dire au-revoir et ajuster notre boussole !

Les Libertins sont-ils modernes ?

“je ne peux pas te comprendre, je suis vieux jeu” est une phrase entendue de la part de plusieurs femmes au sujet de ma démarche libertine. Une d’elle considérait que j’étais moderne et elle classique et…romantique. Bon déjà cette déclaration sens le préjugé a plein nez. Romantique et niais nous le sommes, notre vie est rythmé par  boulot, dodo, petits plats de légumes cuisinés avec amour, sorties entre amis et…de temps en temps un petit plan à 4 nous émoustille. Non, nous ne sommes pas des partouzeurs frénétiques, enchainant gang bang et orgies sans répit et notre vie ne ressemble pas à un film porno.

C’est quoi la différence entre classique et moderne ?

Sans parler de couple ou de sexe le classique est soumis un ensemble de valeurs et de critères qui constituent un modèle à suivre dans le domaine de l’art en particulier. Mais aussi appartient à la tradition ,le moderne se démarque du classique car il brise les codes traditionnels.

Et dans les relations amoureuses et la sexualité ?

Le libertinage peut être vu comme moderne car “le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse”. En fait, le libertinage était moderne, mais étant devenue un monde à part, des codes et normes se sont établies. Je vous conseille l’article “Sexualité et Logiciel Libre” qui montre les limites du Libertinage en le comparant au Polyamour sous l’angle de sa vision du monde libre.

Non, un couple libertin n’est pas forcement moderne, il l’est lorsqu’il se sent libre de faire se qu’il veut sans être entravé par les dictats sociaux et moraux préhistoriques. La communication et la sensibilité se libèrent. Les hommes essaient la stimulation prostatique. On assiste aussi à une farandole de nouveaux termes qui désignent des identités sexuelles et de genres qui s’adaptent à l’extraordinaire diversité de l’humain.

Les esprits s’ouvrent dans le sexe et les relations amoureuses et ça c’est moderne !

6 conseils pour débuter dans le libertinage en couple (avec des bouts de témoignages dedans)

6 conseils

1. Introspection de soi et de son couple pour connaître les motivations et les désirs.

Commencez par vous poser les questions suivantes chacun de votre côté :

Pourquoi je souhaite commencer le libertinage ?
Comment je conçois l’esprit libertin ?
Qu’est ce que je m’imagine vivre avec l’expérience du libertinage ? Comment j’aime faire l’amour ?

Et enfin partagez vos réponses unes à unes pour voir les similitudes ou les différences.

2. Établir ses propres règles.

Les similitudes ou les différences permettent de déterminer ensemble ce que vous désirez, ou pas. Il faut que vous soyez d’accord tout les deux et peut-être faire des compromis. Dans vos propres règles vous pouvez tout mettre : un signe en soirée pour donner l’accord, comment fuir d’une soirée qui ne vous plaît pas … Mais surtout vous pouvez changer les règles : avec le libertinage on découvre et on déconstruit certaines croyances.

N’oubliez pas d’aborder l’inconditionnelle question : Voit-on hors couple ?
Voulez-vous la totale liberté ou préférez-vous vivre exclusivement des moments d’intense partage de jouissance a plus de 2. Pour notre part nous avons décidé de ne pas voir hors couple parce que nous aimons nous regarder l’un autre l’autre pendant l’acte. Après, n’aimant pas la possessivité j’ai tenté de changer la règle en “on ne voit pas hors couple mais si ça arrive ça ne fera pas de mal à l’autre” Mais non Lucien ne veut pas et je respecte ça. Il a plutôt remplacer la règle avec “on ne voit pas hors couple donc si on est en soirée et qu’une personne très attirante nous branche, on la drague et on fera ça a trois”.

3. Communiquez avec la plus grande clarté sur vous et vos désirs.

Pour cela il faut s’imprégner du langage, des codes du monde libertin. Il y a autant de façon de libertiner que de personnalités et de fantasmes. Vous pouvez aller voir le glossaire libertin de Partagisme pour vous en imprégner.

Echangisme : La pénétration hors couple est autorisée.
Mélangisme : Il n’y a pas de pénétration séparée, mais milles caresse et coups de langues.
2+2 séparé : Les partenaires s’échangent et vont dans une autre pièce.
Caudaulisme : L’un des partenaires observe sa moitié coquiner avec un-e autre.

Mais ce n’est pas tout, il est important de bien déterminer quel profil de couple vous êtes pour trouver les personnes qui vous correspondent. Il faut être clair et honnête quand on se décrit aux autres et donc trouver un champ lexical sur votre couple. Il est très important d’être en phase avec ceux que vous rencontrez et de ne pas faire de concession ; savoir dire “non” est primordial.

Par exemple avec Lucien on ne pensait pas qu’un couple qui n’embrassait pas nous dérangeait. Une fois dans un jacuzzi avec des anti-salades-de-langue, qui te tripotent en te souriant bêtement et en te regardant dans le blanc des yeux nous avons compris à quel point nous avons besoin de cette divine entrée. Nous n’étions pas assez excités pour aller plus loin. À la fin on s’est aussi rendu compte que ce couple était branché vite-fait vite-joui, et niaient l’existence du point g. Nous avons pris conscience que nous n’échangeons pas assez sur l’essentiel (comment aime t-on faire l’amour ?) avec les autres.

4. Prends le temps qu’il vous semblera nécessaire.

Ne faites pas de concessions et osez dire non quand vous ne le sentez pas : “tout est possible, rien n’est obligatoire”. Prenez le temps de connaître les personnes avant de vous lancer si vous en avez besoin. Renseignez vous sur la sexualité des autres pour éviter les situations déplaisantes par exemple de tomber sur un homme qui te biffle en s’exclamant “tu aimes ma bite…Tu l’aimes comme elle est dure pour toi ? hein ?”. Je vous laisse imaginer le glam de la situation…Lucien a failli pouffer “Merci qui ?…”.

BONUS +++

5. Apprends des autres.

Le sexe est un art où rien n’est acquit, il est indispensable d’apprendre constamment. Échanger librement sur ses pratiques et techniques, voir d’autres manières de faire est une bonne manière d’apprendre. Par exemple on a apprit que derrière le genou c’est assez érogène et que le point g c’est fabuleux.

6. Choisis bien les amis a qui tu en parles.

Surtout éviter de le dire aux amis dont la petite amie est jalouse maladive, vous passerez pour des pervers qui essaye de donner des idées de libertinage à son mec, voir pire, essayer de l’entraîner dans une partouze. Alors que l’une de nos règles est justement “on touche pas aux amis”.

Pour terminer, nous espérons que ce guide vous aidera et dissipera vos préjugés sur le libertinage. En tout cas une phrase pour décrire toutes ces conseils : respecte toi tout en respectant l’autre. Pour toutes questions n’hésitez pas à commenter pour témoigner ou poser des questions.

4 clés pour une sexualité épanouie.

n°1 Aimes-toi.

Qui est la personne la plus importante de ta vie ? C’est toi. Ce n’est pas être égocentrique mais juste d’être en paix, à l’aise avec soi-même et les autres. Dans l’interview “Comment aimer sans s’aimer” Jacques Salomé (psychologue et écrivain) explique :

La vie sexuelle est fondée sur la rencontre de tous les langages de la communication humaine : langage des sentiments, des désirs, des émotions, de l’inconscient et des sens. Dans la rencontre sexuelle, le manque d’amour de soi va induire des rapports d’exigence, de violence, voire de perversité de type sadique. Celui qui ne s’aime pas peut à la fois tout accepter de l’autre et se vivre comme un simple objet de désir, et traiter l’autre comme l’objet de son propre plaisir. Je repense à cette femme qui s’est, selon ses mots, « révoltée après quinze ans de vie commune ». Elle percevait que son compagnon lui faisait l’amour, non dans le plaisir et l’abandon, mais avec la volonté de vérifier qu’elle lui appartenait, que son corps était sa propriété. Très souvent, le manque d’amour de soi va orienter la vie sexuelle sur des pratiques de possessivité, de consommation, de captation, et d’aliénation de l’autre.

Déjà la première chose à faire c’est de se faire du bien, prendre le temps pour soi, être dans le plaisir sensoriel mais pas que : prendre soin de ses corps (physique, émotionnel, mental, spirituel etc.). Donner c’est bien mais il est aussi important de s’accorder le droit de recevoir gratuitement, sans aucune pression.

Apprendre à s’aimer n’est pas facile, ça demande une déconstruction colossale. Toutes ses années à obéir à ces accords inconscients passés avec toi-même et influencés par ton éducation et ton environnement (“je suis…” , ‘je dois…”). Ces accords dictent tes pensés, actions et ressentis…Donc il vaut mieux que tu en prennes conscience et que tu les maîtrises. C’est ce qu’explique Miguel Ruiz dans “Les quatre accords Toltèques”, il en propose 4 fondés sur l’amour plutôt que la peur, pour s’approcher de la “liberté personnelle”. Vous pouvez lire le livre qui est très accessible, tant au niveau de l’écriture que du prix, mais aussi lire ce passionnant article de Energie-Santé –>ici

n°2 Connais-toi toi-même.

Le sexe est une délicieuse symphonie. Si les musiciens ne connaissent pas leurs instruments comment font-ils pour composer un beau morceau ? Pour ça pas de secret : la masturbation. Mais pas comme une pulsion  pour se décharger à la va-vite, non, comme un art. Pour les hommes par exemple, l’habitude de se toucher pour se vidanger rapidement à pour conséquence d’habituer son corps à  un schéma d’excitation rapide et d’éjaculation rapide : d’être précoce quoi.

La masturbation est un art du plaisir où le temps est suspendu, mais aussi un bel exercice. Installe-toi dans un petit nid et prends le temps de savourer, de ressentir, d’arrêter, de recommencer, de jouir, de re-jouir. Sens ton corps se réchauffer, ton clitoris, point g et lèvres se gonfler.

Aussi il est intéressant de se pencher sur la respiration et potentiel de tes muscles du périnée : augmenter le plaisir chez la femme et contrôler de l’éjaculation chez l’homme (et ainsi connaître l’orgasme multiple).

n°3 Vis l’instant présent.

Que tu reçoives ou donnes ne laisse pas ton mental vagabonder n’importe où : l’important est ce qui se passe ici et maintenant. Quand tu reçois, qu’est-ce que tu sens dans ton corps? Laisse entrer ton esprit DANS ton corps, prends le temps et savoure. Lorsque tu donnes mets ton esprit DANS ta main, sens la peau de l’autre réagir sous ta paume, apprécie le toucher du bout des doigts qui frôlent. L’important est de faire taire ton mental qui lui, fuit l’instant présent avec des futilités qui n’ont pas leur place dans un rapport sexuel (performance, jugement, passé ou anticipation du futur…). C’est ce que prône le slow sex : faire l’amour en pleine conscience. C’est une manière de faire l’amour qui s’appuie beaucoup sur l’esprit du Tantra et le Tao.

Un exercice intéressant à faire : Pendant 3/4 heures voire 1h masse ton partenaire ou fait toi masser par lui (tout le corps sans masturber !). La manière de faire importe peu; tu peux frôler du bout des doigts, coller ta paume, utiliser délicatement tes ongles. Laisse ton intuition, tes sensations te guider et utilise la force de l’intention : l’amour est une énergie que tu peux envoyer sur l’autre. Mais attention, pendant 1h il faut se tenir, ne pas se sauter dessus pour se dévorer.

n°4 Commu-nique.

Ton ou ta partenaire n’est pas livré-e avec une notice détaillée. Il faut donc explorer et découvrir l’autre et prendre le temps de se connaitre. Pour cela tu peux en parler, oser verbaliser ce que tu aimes ou n’aime pas, dire non, tes fantasmes, tes craintes. Bien sûr il y a les barrières de la gêne, la pudeur, la peur de vexer, les tabous, la crainte de casser le charme en allant au-delà des gestes qui semblent suffisants. Attention à la la forme, évite le “tu” culpabilisant et parle en “je”, n’oublie pas de valoriser ton ou ta partenaire.

Aussi, le sexe est un langage du corps, où il faut savoir laisser celui-ci s’exprimer avec le lâcher prise. Perdre le contrôle et se sentir possédé par le plaisir…Écouter ce langage permet de te guider vers le plaisir de l’autre. Et si tu es empathique c’est encore mieux, tu t’abreuves du plaisir de l’autre. La sensibilité est une vertu, et encore plus dans la sexualité.