Les jeux érotiques & développement personnel

 

Oyez, oyez, gent.e.s lecteurices !

Les magazines te proposent des techniques pour être un bon coup et faire jouir ton ou ta partenaire. Le Tantra te propose d’incarner le féminin et le masculin divins pour t’élever spirituellement. Et ici, je te propose d’aller explorer ta sexualité avec le jeu, la créativité et le plaisir pour mieux te connaître et t’épanouir dans le reste de ta vie.

Envoyer valser les enjeux

Les enjeux et les attentes, personnellement, ça me fait tellement cogiter ! Ça réveille ma peur de décevoir l’autre, de ne pas être aimée, de ne pas en faire assez…

Et cela a plusieurs effets négatifs :

  • Je me demande si c’est bien mon désir ou si c’est le désir de l’autre qui prend toute la place
  • Je suis tendue et je n’arrive pas à profiter pleinement du moment
  • Je pense trop, mes pensées prennent la place de mes sensations

En bref, ce n’est pas très sexy les enjeux et les attentes. Le fait de mettre en place des jeux érotiques de temps en temps va permettre d’alléger tout cela, de sexplorer sans crainte. Aussi, même dans les jeux érotiques, il n’y a pas d’échec. C’est juste des apprentissages qui t’enseignent quelque chose sur toi-même.

Incarne des parties de toi

En renouant avec ta créativité, tes désirs, tes fantasmes, ton humour et tous les personnages qui composent ton conscient et ton inconscient, tu vas pouvoir découvrir, jouer avec des parties de toi oubliées ou surexploitées.

Par exemple, je suis très gentille et douce et j’ai découvert une facette de moi-même en jouant une aliène qui torture de douleur un humain.

Tu peux tester des choses, te découvrir, observer ce qui se passe en toi; ça te donne des indications sur ton fonctionnement et te faire tout simplement du bien.

Tu peux également te servir allègrement de figures archétypales ; je t’invite à aller voir l’article de Camille “3 bonnes raisons pour s’intéresser aux archétypes”

Comment procéder ?

Voici une méthode sur plusieurs jours. C’est assez cadré. Tu en fais ce que tu veux. C’est juste une proposition. Prends ce qui te parle.

1) Prenez chacun et chacune 10 minutes pour identifier (et éventuellement noter) vos intentions, le thème que vous souhaitez explorer (m’affirmer, oser prendre des initiatives…) vos désirs de pratiques, sous quelles conditions (si conditions il y a), vos limites et enfin vos idées en vrac de scénarii.

2) Chacun.e lit sa liste à l’autre (ou aux autres). Puis vous décidez ensemble du scénario, de la date, de l’horaire et, pourquoi pas, de la durée. Prenez le temps de sentir comment votre corps (et votre sexe) réagit pendant l’élaboration du scénario, et ajustez-le en fonction de cela. Tout ce qui est décidé doit être avec l’accord de toutes et tous, “sans oui, c’est non !”.

3) Puis, quelques jours avant le jour J, chacune et chacun de son côté étoffe son personnage en imaginant qu’il/elle est, sa personnalité, sa vie, ses fantasmes, son style, comment il/elle parle, ses rêves… L’objectif est de se créer des images mentales associées à des émotions et d’être cohérent.e dans le jeu.

Puis réfléchissez à la manière dont pourra évoluer le scénario, selon les désirs et limites exprimées par le, la ou les participant.e.s du jeu érotique.

4) Tu peux te réserver un moment pour conscientiser les choses qui se passent en toi (pensées, doutes, peurs, attentes, réflexions diverses). Pour cela, tu peux utiliser le dessin et l’écriture automatique. L’idée ici est d’extérioriser tout ça, pour ne pas que ça stagne dans ton corps ni dans ta tête, afin de vraiment profiter du jeu. Cela te permet aussi d’en faire l’analyse après.

5) Le jour J, préparez l’espace ensemble (musique, lumière, décor) en restant concentré.e.s pour que l’immersion se fasse petit à petit. N’oubliez pas de couper les sources de distractions (téléphone, internet…)

6) Puis chacun.e de votre côté, prenez une douche et entrez dans vos rôles respectifs (tenues, costumes, accessoires, maquillages, …). Oublie qui tu es et laisse-toi possédé.e par ton personnage. Utilise tes réflexions nées pendant la phase 3) pour entrer dans ton personnage.

7) Enjoy !

Je rappelle que la fin d’un rapport sexuel n’est pas obligatoirement sonnée par l’orgasme pendant un coït. Tu peux finir par un câlin, un check, un éclat de rire… bref à ta guise.

8) Tu peux, quand le moment sera opportun pour toi, écrire sur cette expérience.

Et toi, quels sont tes scénarii érotiques que tu as envie de réaliser ?

 

 

Les Accords Toltèques du Cul.

Salut à toi qui as cliqué sur cet article au nom douteux !

Connais-tu la règle 34 d’Internet ? “Si ça existe, il y a du porno à ce sujet”

Tout a une version porno : Amélie Poulain, les Schtroumpfs, Alice au pays des merveilles, la famille Adam’s, Pascal le Grand-frère, un dîner presque parfait, le livreur de pizza,  le conducteur d’auto-école, la militaire…

Il y a aussi la règle 35 : “Si il n’existe pas de porno à ce sujet, ça va venir”…  LE GRAND JOUR EST DONC ARRIVÉ ! Bon…je ne vais pas parler de porno mais de sexe de la vraie vie…ça colle plus avec la ligne édito du blog…tu ne m’en veux pas ?

Alors oui, le titre “Les Accords Toltèques du Cul” ce n’est pas très “sexualité sacrée”,”amour inconditionnel” et tout. J’aurais pu dire les Accords Toltèques de la Sexualité, les Accords Toltèques des Amants/Amoureux, les Accords Toltèques sous la Couette, mais je ne sais pas, je suis d’humeur “vive le cul” aujourd’hui. Puis ça secoue un peu dans les chaumières !

Alors tout d’abord, c’est quoi les Accords Toltèques ?

C’est un très chouette ouvrage de Don Miguel Ruiz qui explique que nous vivons chacun dans notre monde avec nos croyances limitantes qu’il appelle “Accords”. Elles sont arrivées dans notre tête par le biais des autres, par les mots “tu es sage”, “tu es fainéant”, “tu chantes mal”, “tu es moche”… et elles déterminent notre “monde intérieur”. Ces accords sont plutôt basés sur la peur, ils encouragent la victimisation plutôt que la prise en charge de sa vie.

Don Miguel Ruiz nous propose alors 4 Accords basés sur l’Amour plutôt que la peur. Ils aident à se responsabiliser, à s’accepter soi et les autres. Personnellement la lecture de ce livre m’a surtout permise de prendre du recul sur mes émotions, de m’auto-analyser puis détecter mes croyances limitantes, pour ensuite leurs botter les fesses (à mon rythme).

Que ta parole soit impeccable

“Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui”.

La parole est un outil puissant, les mots ont un pouvoir sur notre psyché et celle des autres. Prends conscience des mots que tu utilises envers toi-même et les autres. Évite les jugements, la culpabilisation et le mensonge. Donc évidemment, dire à quelqu’un “tu es…un bande-mou, une salope, frigide, impuissant…” c’est vraiment étiquetant et ça peut faire beaucoup de mal (sauf si c’est dans un cadre consenti par tous biensûr ).

Aussi, dans le sexe, il n’y a pas que le langage de la parole, il y a aussi celui du corps. Le laisser s’exprimer, sans peur du jugement et du regard de ton.ta partenaire, ça rend le moment vraiment magique. Je ne parle pas d’en faire des caisses dans les gémissements et cris de plaisir, juste d’être toi-même, de ne pas jouer un rôle, bref, d’être authentique…ce qui est très bon pour la confiance entre ta.ton partenaire et toi. Et confiance = lâcher-prise = plaisir !

 

Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle

“Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles”.

Ça veut dire de ne pas prendre tout pour toi. Tu n’es pas responsable de ce qui se vit dans le corps de ta.ton partenaire. Iel est responsable de son plaisir, tu es responsable du tien. Alors j’entends déjà résonner les cris de l’indignation “bouuuuuh c’est égoïste”  “ce qui est important c’est de donner du plaisir à l’autre” ! Alors perso, ça me fait chier d’avoir un.e partenaire qui n’est pas du tout connecté à son corps, qui reste stoïque à mes caresses et qui se sent mal s’il n’a pas accompli son devoir de me faire jouir. Je peux juste avoir du mal à me concentrer parce que j’ai vu Bambi il y a 3h et que ça me chamboule encore un peu ! J’aime offrir mon plaisir à l’autre et sentir le sien vibrer. Des fois, j’aime faire l’étoile de mer et qu’on s’occupe juste de mon corps, sans pression, sans avoir l’impression que l’estime de soi/la virilité/ l’équilibre émotionnel de l’autre peuvent être démolis si je ne gémis pas assez fort.

Ne faites pas de suppositions

“Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames”.

Iel n’a pas bandé/joui/hurlé de plaisir et tu t’imagines que c’est parce que tu n’as pas été assez ceci ou cela, puis tu psychotes, “si ça se trouve iel pense à un.e autre/ s’ennuie avec moi/ ne me trouve pas assez beau.belle…” C’est foireux de se faire des histoires tordues sur des suppositions, non ?

La communication c’est chouette ! Tu peux apprendre plein de choses sur ton.ta partenaire tout en sexplorant. Aussi, tu éviteras à l’Autre de s’en faire parce que tu caches quelque chose. Faire des drames sur des malentendus révèle parfois des peurs de l’abandon ou du rejet. En fait, analyser ses suppositions et les questionner permet de mettre en lumière tes peurs et croyances limitantes.

Fais toujours de ton mieux

“Votre “mieux” change d’instant en instant, quelles que soit les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets”. 

Et j’ajouterai même : “et ce que tu désires”, car on n’a pas toujours envie d’enchainer une quinzaine de positions acrobatiques, de faire donner des coups de rein puissants au rythme d’un piston. Tu as envie de faire l’étoile de mer et d’être en totale réceptivité ? C’est bien aussi et tu peux le faire avec une qualité de présence au top.

Avant un rapport sexuel, ferme les yeux, place ton attention dans ton corps et connecte-toi à tes désirs : qu’as tu envie de faire, vraiment ? Qu’est-ce-que ton corps a besoin ? N’hésite pas à formuler des propositions dans ta tête et à observer comment ton corps réagit à l’intérieur.

 

Et du coup ?

Les Toltèques se retourneraient t-ils dans leur tombe à la lecture de cet article ? Bafoue-je cet enseignement ancestral avec mon humour gras ? En tout cas j’espère que cet article t’as appris quelque chose/fais du bien/fais rire. Parce que j’aime enrober ces sujets qui me tiennent à cœur d’un voile de légèreté et d’humour. Parce que le monde à besoin de Sexualité Joyeuse.

J’ai k’ça ka dire.

Bisous.

 

Polyamour : Faut-il n’avoir qu’un.e seul.e partenaire pour avoir une vie saine ?

 

Salut salut ! Cet article est un peu particulier car il est le fruit d’un coup de gueule. Je l’ai commencé il y a quelques semaines mais j’ai laissé maturer quelque temps pour cause de mariag…procrastination. Ma mission de vie étant de bousculer les croyances limitantes liées à la sexualité et les relations, je parle assez naturellement de mon mode de vie. Et franchement en général c’est plutôt bien accueilli, car je veille à en parler avec douceur et délicatesse. Mais voila….de temps en temps je m’en prends dans la gueule…c’est le jeu ma pauvre Lucette…sauf que….des tas de polyamoureux vivent ça fréquemment.

Alors déjà il faut savoir que systématiquement les points qui choquent le plus sont ceux avec lesquels ton interlocuteur a une histoire douloureuse ou un paradoxe en lui et ça s’appelle l’effet miroir (c’est celui qui dit qui l’est). Car le Polyamour ça touche à la sphère de l’intime et les thèmes de la confiance (en soi et en son/sa partenaire), la jalousie, la tromperie, la sexualité et ses tabous. Tu peux prendre en compte cela pour maîtriser ta colère de te faire juger ainsi ou au contraire renvoyer en pleine face les contradictions de l’autre. Parce que la bienveillance c’est bien, mais des fois on n’est pas toujours d’humeur.

Voici un chouette jeu pour animer des soirées d’été :

Après réflexion je vais me contenter d’axer ce coup de gueule vers le développement personnel et spirituel. Parce que j’adore ce milieu, il m’a permis d’être qui je suis maintenant…mais des fois….j’ai envie de crier.

La théorie est qu’en faisant du sexe on prend une part énergétique de son ou sa partenaire. En faisant du sexe avec plusieurs partenaires on se surcharge.

Prendre sa Souveraineté !

Il y a quand même pas mal d’hétéro et mono-normativité, sous des justifications floues (c’est énergétique/numérologique / quantique / sacré / intergalactique) qu’eux seuls semblent percevoir. Ielles le sentent surement dans leurs corps mais ielles étendent leurs cas pour une vérité universelle.

Bon….déjà…qui ose croire détenir la vérité de ce qu’universellement l’être humain doit faire et ne pas faire ? Pourquoi dicter à l’autre ce qui est bon ou mauvais pour lui ? Cette théorie est infantilisante car elle ne connecte pas avec notre Souveraineté.

Notre Souveraineté c’est quoi ? C’est être autonome, responsable et acteur de sa vie. C’est prendre conscience qu’on a un grand pouvoir, et qu’il n’a pas à être confié à quelqu’un d’autre. Des tas de petites choses court-circuitent la Souveraineté : éducation, blessures, peurs…mais, bonne nouvelle….rien n’est gravé dans le marbre et tu peux commencer le chemin pour prendre possession de ton pouvoir quand tu le décides.

Comment savoir ce qui est bon pour moi ?

Oui, il y a partage d’énergie lors de rapports sexuels. Mais tu sais quoi ? Au quotidien il y a plein de partages d’énergie. C’est pour cela qu’il est important de bien choisir son environnement, ses amis, ses amants, ses amours.

Toi seul sais si c’est bon pour toi en te connectant à ton corps. C’est ton meilleur G.P.S., il est gratuit, toujours à ta disposition et en plus il souhaite communiquer avec toi. Pour cela ramène ton attention dans ton corps, observes tes sensations, est-ce agréable, désagréable ? pétillant, ouvert ou l’inverse ? Cela te donne de l’énergie, de la vitalité ou te fatigue ?

Cela ne sera peut-être pas évident au début. Mais je peux t’assurer que ça vient vite. Personnellement je viens de loin et je savoure ma progression dans l’écoute de mon corps. J’ai l’impression de découvrir petit à petit une planète inconnue.

Et toi, comment sais-tu ce qui est juste et bon pour toi ?

 

 

 

Le consentement c’est fabuleux !

Le Consentement  dans la sexualité ça a l’air assez simple ! Tu es d’accord, tu dis “oui”, tu n’es pas d’accord, tu dis “non” ! …Ben en fait ce n’est pas si facile que ça ! Voici quelques vidéos et articles pour y voir plus clair.

La culture du viol

La culture du viol “c’est l’ensemble des choses auxquelles on croit en ce qui concerne le viol, et qui contribuent à alimenter une tolérance en faveur du viol”. Cela donne lieu à une culpabilisation des victimes (genre des phrases abjectes :”ça m’étonne pas si elle se fait violer vu comment elle s’habille”) et un bon nombre de croyances limitantes qui impactent le consentement comme peut l’expliquer cet article : 7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le consentement sexuel.

Le consentement expliqué avec une tasse de thé :

L’éducation au consentement

Comprendre et prendre conscience que notre corps, désir et émotions nous appartiennent n’est pas toujours automatique car elle n’est pas favorisée par l’éducation traditionnelle. Comment veux tu avoir des adultes éclairés quand ils ont été habitué à l’imposition de normes ou d’actions qui ne prennent pas en compte leurs désirs et besoins déjà enfants? Forcer à faire un bisous, un câlin, nier leurs émotions…tout cela n’encourage pas être aligné à soi même.
Alors oui j’ai conscience que d’être parent c’est pas facile, mais moi j’en ai marre de tomber sur des partenaires qui se forcent pour faire plaisir ! Pensez à nous ! 🙂

Pour commencer  :  10 phrases pour aider les enfants à mettre en pratique la notion de consentement

Le “Non” est un cadeau

Comme je l’ai évoqué plus haut, il est parfois compliqué d’oser dire non car on a pas appris à se respecter soi même et être connecté à ce qu’on veut vraiment.

C’est au niveau de la perception du “non” que ça coince : peur d’être rejeté, de vexer. Mais alors la question est : aimerais-tu que ton partenaire se force a faire quelque chose de sexuel/sensuel pour toi? Et si le “non” était un cadeau que tu te fais à toi et à ton partenaire ? Un cadeau qui vous enrichi d’expériences de qualité, authentiques qui vous connecte vraiment l’un avec l’autre.

Personnellement je ne me sens pas sexuellement en sécurité lorsque mes partenaires ne sont pas clairs avec eux même. Sentir quelqu’un qui se force a te faire l’amour c’est vraiment, vraiment très mauvais pour l’estime de soi (tu peux lire mon article “confiance en soi et estime de soi dans la sexualité)

Et voici une super vidéo des Chahuteuses !

Un outil génial : la roue du consentement

Voici une vidéo d’Emmanuelle Duchesne pour comprendre les différentes nuances du consentement. Parce que c’est pas pareil de toucher & être toucher, pour son plaisir & pour le plaisir de l’autre. Cette roue est un outil très intéressant pour prendre conscience de notre positionnement et se responsabiliser.

Tu peux télécharger et imprimer le mode d’emploi pour l’afficher dans ta chambre/frigo.

 

Comment sentir son consentement ?

Si tu es empathique comme moi tu as remarqué qu’il est parfois difficile de se rendre compte qu’on a envie / pas envie lors d’un échange intime entre un ou plusieurs partenaires. Même si j’ai encore des progrès à faire sur ce plan là j’ai trouvé quelques astuces !

Déjà, la base c’est la communication avec l’autre. Discuter sur ce qu’on aime, on souhaite essayer, ne jamais faire, ce dont on a besoin puis après ce qu’on a aimé, pas aimé….c’est très important. Alors oui, je sais que tout le monde n’a pas la même aisance que moi a parler de ça. Je pense que chacun fait comme il peut, mais ne doit jamais oublier que l’autre n’est pas devin. Après l’inspiration vient en papotant !

J’ai aussi remarqué que se connecter à son corps est un moyen très efficace. C’est un peu un GPS avec une intelligence qui lui est propre. Il a une manière de communiquer avec son propriétaire qui est des fois subtile, c’est pourquoi y mettre son attention est important. La question à se poser est donc “comment ça se passe dans mon corps/ mon sexe ?” est-ce agréable ? Désagréable ? Gênant? Enthousiasmant ? Est ce que je sens comme une ouverture ? Une impression de rétractation ? ça picote ? ça bouge ?

Voili Voilou ! ET surtout n’oublie pas de ne pas te culpabiliser si tu es pas parfait dans ton consentement, apprends de tes erreurs, analyse tes comportements et pensées, repart en exploration et respecte toi 🙂

Souverain-e de mon Corps avec la Vierge et la Putain

Je profite du printemps pour écrire un article express pour vous partager cette vidéo de Camille que sur les archétypes de la Vierge et de la Putain qui renverse les normes (oh oui que j’aime ça !).

Bien souvent ces archétypes sont vu comme cloisonnants :

Soit tu baises pas/tu dis non t’es une Vierge, coincée, soit tu baises/ dis oui t’es une Putain, salope

Soit tu aimante, soit amante.

Le sexe salie le cœur pas le choix, tu es catalogué-e et jugé quoi que tu fasse.

Et bien Camille nous donne l’opportunité, par sa vidéo, de faire un gros doigt à tout ça (en toute bienveillance)  en se réappropriant ces archétypes.  Parce que la Vierge et la Putain représentent avant tout le libre choix de se qu’on fait de notre corps et que ça ne doit pas être vu comme négatif 🙂 Tu peux être fier-e de ta Vierge ou de ta Putain intérieur lorsqu’elle s’exprime en toi 🙂

La culpabilité, honte que l’autre souhaite que tu ressente en te reprochant cela n’est que le reflet de ces propres frustrations / contradictions / névroses /stupidité / conditionnement. Mais bon, ça se passe en lui. Pas en toi.

J’en profite pour vous inciter à aller voir ses autres vidéos sur le féminin sacré qui sent bon la déconstruction, l’empowerment, et la bienveillance tout en se fondant sur des figures mythologique.

4 éléments pour se mettre en route vers une sexualité et des relations en conscience.

Snif snif…tu la sens ? Cette odeur de changement qui grandit dans les airs ? Tu les entends, toutes ces voix qui se lèvent, qui osent parler de Sexualités et de Relations en Conscience, qui sensibilisent, qui dénoncent, qui témoignent dans un monde qui prend une teinte puritaine. Car oui, en ce moment se côtoient deux mondes qui traduisent ces deux désirs qui sont en chacun : le désir de changement et le désir de conservation.

Cet article est dédié au changement, parce que bon…ce sujet m’excite beaucoup plus ! Et puis il est quand même temps que je te livre toutes ces choses qui me passionnent en ce moment !

1 ) Je commence donc avec la base, le mouvement (qui, je l’espère, cessera un jour pour devenir la norme) SEX-POSITIF.

Les principes sont très simples, c’est du bon sens mais pourtant…actuellement on n’y est toujours pas.

La sexualité est universelle. 

Elle concerne tout le monde, les jeunes, les moins jeunes, les personnes en situation de handicap, ta mère, ton voisin…. c’est pas sale, c’est naturel, c’est positif. Un enfant découvre son corps avec ses mains, son polochon ou le coin d’une table basse…et la libido humaine ne disparait pas par un quelconque enchantement quand on a des petits enfants.

On est tous différents.

Donc nos désirs, pratiques sexuelles, orientations, relations amoureuses le sont aussi et c’est très bien comme cela. Il n’y a pas de “c’est normal si … “NON, tu n’as pas à te casser le dos pour entrer dans une case, NON NON toutes les spécificités ne sont pas des pathologies ! T’es juste unique et c’est très bien comme ça.

Un consentement éclairé et une communication claire permettent d’être libre en faisant ses propres choix.

Bref d’être responsable de sa vie c’est bien, et ça s’applique dans la sexualité.  Le consentement c’est pas juste dire oui ou non quand on te propose quelque chose.

Ton corps n’est pas ton ennemi, tu n’as pas à le détester

… il est beau, tu peux l’accepter, l’aimer et en prendre soin. Ce n’est pas une enveloppe vide qui transporte ton âme, ni la seule chose qui te définit. Ton corps est une planète et tu es le président de cette république cellulaire !

Pour plus d’information je te conseille toutes les vidéos SEXPLORATION des Chahuteuses <3 . En voici une plus précisément sur le Sex positivisme, même si bon…clairement, l’association respire avec cet air là.

https://www.youtube.com/watch?v=LihsvrO2WKA

2) C’est sympa hein ?  Alors on prend tout les principes du Sex-positivism et on y ajoute de la Pleine Conscience …et HOP ! le SLOW SEX est dans la place !

Image : Julien Wolga

La Pleine Conscience ? C’est tout simplement ramener son attention dans l’instant présent et examiner les sensations qui se présentent, dans notre cas, notre corps, notre sexe, nos sens,nos ressentis, nos émotions et désirs. Tu te coupes de ces derniers dans tes rapports sexuels ? Que recherches-tu vraiment ? Sentir ce qui se passe ici et maintenant ou un climax absolument?

Le Slow Sex c’est la curiosité et le laisser faire à la place de l’orgasme comme but à tout prix. 

Avant j’avais la croyance qu’un rapport sexuel sans climax était un échec..en même temps on nous bassine à longueur de temps dessus : comment atteindre l’orgasme ? Comment devenir multi orgasmique ?  Orgasme en soupe, en brochette, à la noix de coco ! Si tu jouis pas t’es coincé, pas normal-e, frigide, peine à jouir… Et on oublie l’essentiel….

C’est comme si …

….Tu passe plusieurs heures à chercher la pâtisserie idéale, tu commandes le meilleur gâteau du monde et une fois que tu l’as eu tu le gobes tout rond  sans sentir son goût ….
… Tu pars à l’aventure avec un but précis en regardant tes pieds  alors que sur le chemin tu aurais pu rencontrer des gens merveilleux et vivre des expériences enrichissantes….

« Nos objectifs sont déterminés par notre imagination, le connu. Si nous nous libérons de nos objectifs alors nous nous ouvrons à l’infini des possibles. » 

Le Slow Sex c’est aussi une redéfinition de l’orgasme.

La vision d’Emmanuelle et son équipe Slow Sex Love Life :

“Nous pensons que l’orgasme est beaucoup plus que 10 secondes de libération que nous nous sommes habitués à pourchasser.
Nous le concevons comme un état, inquantifiable et aussi unique que notre ADN. Nous le vivons comme une rivière dans laquelle on ne se baigne jamais deux fois, changeant comme le temps et les marées, comme les étoiles et comme nos cellules qui meurent et renaissent à chaque instant.
En d’autres termes : bien loin des représentations stéréotypées véhiculées aujourd’hui qui nous diraient COMMENT jouir, et COMBIEN JOUIR.”

La différence entre orgasme et orgaste par Emmanuelle Duchesne :

Le Slow Sex c’est également des rapports où il n’y a pas de marchandage, pas de réciprocité.

C’est à dire tu ne dois RIEN à PERSONNE si il-elle te caresse, lèche, touche une partie de ton corps tu n’as pas à lui rendre. Si tu donnes, c’est parce que tu en as envie. Ça parait logique et plein de bon sens hein ? Et bien moi je me rendais compte que j’avais quelques peurs de décevoir, de mal faire qui impactaient sur mes rapports à l’autre. Que des fois je ne me rendait même pas compte que je n’agissais pas pour mon plaisir.

Le Slow Sex c’est une écoute de soi, pour connaître ses désirs, limites et besoins.

La BASE pour un consentement éclairé. Ainsi  nos corps et sexes ont une intelligence, ils nous indiquent  si tout est juste et bon pour nous en s’ouvrant, pétillant ou toute autre manifestation propre à chacun-e. Tu peux donc laisser le mental de côté et mettre ton attention dans ton corps…puis laisser les choses se faire tranquillement.
Mais c’est aussi et surtout les exprimer à l’Autre car il n’est pas Devin. Savoir dire non, changer d’avis, ajuster.

3) Un nouveau vocabulaire pour un nouveau paradigme !

Des tas de nouveaux mots fleurissent de partout pour former un vaste champ où tout est possible ! Ces mots re-définissent le genre, l’orientation sexuelle et romantique

Commençons par le genre…Il est intéressant de prendre conscience de la diversité mais surtout des problématiques liées au genre. Déjà pour élargir ton champs de compréhension mais aussi pour établir des Relations en Conscience par la prise en compte de cette dimension en l’Autre.

Je vais faire basique parce que j’ai peur de dire des conneries, et puis de toute manière je ne suis pas vraiment légitime pour parler de tout ça. Donc en gros la société divise tout en Homme/Femme . Une vision dite “binaire” qui se base sur le sexe de la personne.

Les personnes cis sont celles qui ont conservé le genre (ou le sexe) qui leur a été assigné à la naissance. Les transgenres ne se reconnaissent pas dans ce dernier (petite précision, “transgenre” n’est pas la même chose que “transexuel”, une personne qui à changé de sexe physiquement).

Le sexe et le genre n’est pas la même chose, le sexe est physique (penis/vagin), le genre est quant à lui une construction collective et personnelle.  Au niveau du genre il y a une grande diversité, il y a : les genres fluides c’est quand tu passes d’un genre à l’autre (féminin/masculin) ,  les genres non-binaires c’est lorsque les personnes ne se reconnaissent pas le choix imposé masculin/féminin, cela comprend les personnes agenres ceux qui ne se sentent pas appartenir à un genreou encore les personnes xénogenres qui définissent le genre par des métaphores et analogies impliquant d’autres moyens de classification que le rapport à la masculinité ou féminité (nature, animaux, espace, temps, choses, chiffres, sentiments, sensations, couleurs…)

Ce que tu dois retenir ? Que la norme binaire homme/femme ne convient pas à tout le monde. Elle peut être oppressante pour certain-e et tu dois respecter cela. Pour ce faire, fais simplement attention à tes mots : ” les personnes trans ont été mégenrées en permanence depuis leur naissance, parfois pendant 15, 20, 40 ans ou plus avant de pouvoir commencer à changer la façon dont les gens parlent d’elle. Les personnes trans ont dû vivre à temps plein dans un genre qui n’est pas le leur. Le fait d’être mégenrées les renvoie à un genre qui leur a été assigné à la naissance qui ne leur correspond pas ; elles doivent se battre tous les jours pour que leur genre soit respecté..” (extrait de Mégenrer c’est violent) . Mais aussi n’oublions pas que les violences transphobes existent et cela est aussi à prendre en compte.

 

Tu veux en savoir plus ? Tu peux te rendre sur le blog très bien renseigné Unique en son Genre ou bien tu peux regarder les vidéos de H Paradoxæ

Puisque l’attirance sexuelle et amoureuse n’est pas tout à fait la même chose on précise tout cela par l’ Orientation Romantique et Sexuelle. On les distingue tout simplement par le suffixe “romantique” et “sexuel”. Lorsque l’orientation sexuelle et romantique correspondent, on dit que la personne est pariorienté.e. Lorsque ce n’est pas le cas, on dit que la personne est variorienté.e.  Et y’a pas de “c’est bien”, “c’est mal”, “c’est normal” ou pas.

On peut donc être par exemple hétéroromantique et bisexuel, ça veut dire que la personne aime les individus de leur propre genre et peut être attiré sexuellement par les deux genres.

Au-delà de l’attirance pour le genre tu peux ajouter un tas d’autres préfixes à “romantique” et “sexuel” :

  • A :  Quelqu’un qui n’a pas d’attirance sexuelle ou romantique. Un-e asexuel peut être amoureux-se et un-e aromantique peut avoir une vie sexuelle.
  • Pan : L’attirance sexuelle ou romantique se porte sur les personnes indépendamment du genre et du sexe.
  • Skolio l’attirance romantique ou sexuelle est orientée vers les personnes non-binaires
  • Lithro : L’attirance est complétée d’une volonté que ce ne soit pas réciproque
  • Sapio: Attirance sexuelle ou romantique envers l’intelligence

Alors en vrai c’est beaucoup plus compliqué que ça ! Je te renvoie donc à cet article très bien fait !

Mais du coup ça sert à quoi de s’embêter avec tout ces mots compliqués ?

Alooors…. c’est sûr que je suis plutôt du genre à prôner l’écoute de son instinct plutôt que l’intellectualisation et les étiquettes. Mais ! Je pense que tout ce florilège de termes permet d’ouvrir l’esprit à la multitude de possibilités que l’on peut vivre. Cela permet aussi d’en parler autour de soi et de rencontrer des gens comme toi. Après je pense sincèrement qu’il est intéressant de les garder quelque part dans un coin de ta tête puis de voler de tes propres ailes et savourer la vie en écoutant tes désirs !

4) Les Relations Multiples

L’exclusivité est le modèle le plus valorisé par notre société : il s’agit de vouer son amour et sa vie sexuelle à une personne. Cela peut très bien convenir à tout un tas de gent-e-s et c’est très bien. Mais ce n’est pas le cas de tou-te-s et se conformer à un modèle qui ne convient pas c’est pas la joie pour vivre pleinement sa vie.

L’amour c’est comme les cellules, ça se multiplie !

Aimer un-e deuxième partenaire ne signifie aimer moins l’autre. Il n’y a pas un stock limité d’amour disponible. L’amour c’est vaste et ça marche aussi avec l’amitié et les enfants : l’arrivée d’un deuxième enfant n’enlève pas d’amour au premier par exemple.

L’amour trouve sa source en nous, c’est une émotion qui se déplace dans le corps, en créant un cocktail d’hormones . Malheureusement il y a tout un tas de bagages qu’on lui accroche : nos attentes vis à vis de l’être aimé, nos peurs (d’abandon par exemple), notre possessivité….

Différents modèles s’offre à toi avec des nouvelles façons de voir les relations.

Tu peux garder un côté hiérarchique avec une relation primaire et des relations secondaires. Il y a aussi le trouple : une relation à trois dans laquelle chacun.e est en relation avec les deux autres. Ou même une relation  « en V » : une personne au centre, en relation avec deux autres. En vrai tu fais comme tu veux ces modèles sont juste là pour t’aider à t’organiser.

Les relations peuvent aussi être « polyfidéles » les partenaires sont exclusifs ensembles : comme un couple, mais à plus que deux. Ou tu peux vivre en mode « solo-poly » : principalement célibataire, avec des relations multiples. Et enfin il y a l’« anarchie relationnelle », , c’est quand tu choisis d’être en relation avec plusieurs personnes, sans priorité ni hiérarchie entre les partenaires (d’amitié, d’amour, de couette).

Si t’es pas poly c’est bien aussi, mais reste ouvert-e car …

Le monde des relations multiples regorge de techniques de gestion des émotions, de la jalousie, de communication bienveillante, de consentement…tout le matos pour vivre ses relations en conscience.

Pour les références il y a le super bouquin “La salope éthique” : guide pratique pour des relations libres sereines par Dossie Easton et Janet W. Hardy. Mais aussi  le site francophone de référence polyamour.info et le blog “les fesses de la crémière”

Alors je le répète : c’est pas parce que t’es en couple exclusif et que tu es heureux-se comme ça que t’es has-been/coincé-e ou quoi ! Par contre je demande juste de la bienveillance envers ceux et celles qui sont différent-e-s de vous. Donc les phrases : “tu pourrais pas te contenter de ce que tu as? Ton mec/meuf ne te suffit pas ? ” sont à bannir.

Et non, la monogamie n’est pas responsable de l’échec de l’amour. J’en parle dans mon article sur “Comment vivre une relation amoureuse sereine ?

Le polyamour on va en parler dans un autre article parce qu’avec Lucien on s’est lancé dedans récemment (en plus de nous marier haha). On tatonne un peu, c’est pas évident mais pour le moment ça se passe bien.

Bon ! J’espère avoir fait un petit tour de ce gargantuesque paradigme. N’hésite pas à me parler d’autres belles alternatives, mouvements, idées… on n’est pas à l’abri d’un deuxième épisode !

 

Interview de Stéphanie Agrain

Bonjour 🙂 Voici l’interview de Stéphanie Agrain, sexothérapeute, accompagnante en Gestion Relatio-émotionnelle, thérapeute en Fleurs de Bach et fondatrice de S.A.R.A.E

Je suis très heureuse de vous partager cette interview, nous avons eu des soucis techniques pour l’enregistrement du son, j’ai pris du temps à le monter mais les informations que Stéphanie a à nous partager sont précieux et intéressants.

Bon visionnage 🙂

Quand le Slow Food rencontre le Slow Sex !

Et oui le grand jour du dépucelage est arrivé ! J’ai l’honneur de co-animer (bon je vais plus faire l’assistante à l’écoute et m’occuper de l’organisation mais cela suffit pour me mettre en joie) mon premier atelier avec Emmanuelle Duchesne ; Rien que ça. Je suis à la fois bouleversée et excitée car il faut savoir que l’animation d’ateliers de développement personnel est un désirs ardent que j’attise depuis un long moment. Lorsque j’ai créé ce blog j’ai posé l’intention de ne pas rester uniquement dans le virtuel, car faire sauter les barrières et trouver ses propres limites, ça ne se fait pas qu’en lisant des articles (et puis j’aime vraiment les gens). Mais voila, pas toujours facile d’oser, d’avoir confiance en soi et de se sentir légitime. Mais je me sens prête, je vais commencer doucement grâce à l’association érotique aromatique (oui le blog va aussi changer de nom, je voyais trop de gens galérer à l’écrire ou le prononcer) que je viens d’accoucher… la préfecture est en train de traiter le dossier.

Donc voici le premier atelier ! Quand le Slow Sex rencontre le Slow Food.

slowsexslowfood-fb

De toute beauté cette figue en forme de cœur hein ? Car oui, nous allons parler de sexualité en conscience. Point de fornication avec de pauvres fruits et légumes comme peut le suggérer mon affiche non officielle…

slowfood-slowsexC’est drôle mais pas très fin et délicat hein ? J’en profite pour partager le travail de Stephanie Starley qui est à la fois WTF et émoustillants : Elle caresse et doigte des fruits avec une sensualité qui m’émoustille.

Du “fruit porn” pour “personnifier et redonner du pouvoir aux vagins à travers l’humour et l’absurdité, et faire accepter la sexualité féminine au sens large ». Car dans le royaume d’internet, si sexualiser un objet/fruit de forme phallique ne pause pas de problème, il n’en est pas de même avec les vulves. Pareil pour les tétons féminins censurés… alors que les mecs exhibent leurs tétons virils sur les réseaux sociaux sans impunité, ni honte. Donc une artiste qui secoue les normes avec humour, j’aime ça…oh oui !

Bon revenons à notre sublime atelier !!

Si tu as Facebook n’hésite pas à partager l’événement. Sinon tu peux diffuser l’info :

“Avant de mettre la main au slip, mettons la main à la pâte et parlons de sexe !

Samedi 29 Octobre de 14h à 18h pour une exploration du Slow Sex en passant par le Slow Food !

Inscription OBLIGATOIRE, places limitées : envoie un mail à erotiquaromatique@gmail.com avec ton nom, prénom et numéro de téléphone.

Au menu :

Éveil de tous nos sens ..
Ralentir pour mieux sentir ..
Aiguiser nos perceptions ..
Exprimer nos goûts et désirs ..
Observer, écouter ..

Recette :

Simplicité,
Bienveillance,
Non-jugement,
Partage,
Écoute,
Liberté,

Notre proposition :

Une après-midi pour fondre, frémir, bouillir ET apprendre à faire tout cela encore plus tout les jours !!!

Comment :

Après avoir installé un cadre sécurisant permettant l’ouverture dans l’authenticité et la vulnérabilité nous proposerons une alternance de jeux de communication, expériences sensorielles, & gustatives, partages d’expériences et de connaissances venue de l’expérience d’Emmanuelle de la méditation orgasmique.

Où : Chez Divine For Love
21 Rue Pierre de Fermat, 31600 Muret

Quand : Le 29 octobre 2016 de 14h à 18h

Combien :
Contribution libre et consciente, nous vous demanderons de prendre en compte l’achat du ‘matériel’ permettant nos expérimentations, et nous vous partagerons notre temps et argents investis pour rendre cette événement possible.

Renseigements : Emmanuelle 06 64 03 27 36

Inscription : envoie un mail à erotiquaromatique@gmail.com avec ton nom, prénom et numéro de téléphone.

Qu’est-ce que le “Slow Sex”?

“À force d’essayer de rentrer dans le moule on devient tarte.”

C’est la pleine conscience appliqué au sexe, à nos sens, à nos émotions & désirs.
C’est oser être et communiquer ‘vrai’.
C’est changer nos perception et découvrir l’orgasme comme un état et l’amour comme une sensation.
C’est une façon de vivre une sexualité en profondeur, en connexion avec nos vrais désirs, dans le moment présent, et pas seulement dans la génitalité.
C’est sortir de la co-dépendance et tendre vers l’autonomie et l’abondance.
C’est remplacer les buts à atteindre par de la curiosité pour ce qui est présent car :

“Nos objectifs sont déterminés par notre imagination, le connu. Si nous nous libérons de nos objectifs alors nous nous ouvrons à l’infini des possibles.”

Nous partagerons des clés pour une sexualité et des relations éveillées, réveillés, vivifiées et enrichies par l’attention portée sur nos perceptions sensorielles !
En somme, nous vous proposons une révolution avec de nouvelles façons de concevoir les relations, la séduction, la sexualité, l’orgasme et le désir… et pleins d’autres choses encore !!

Un ‘sacré’ chemin initiatique ! Cette demie-journée sera un premier pas et une invitation à continuer.

Qu’est ce que le “Slow Food” ?

C’est une réaction contre les fast food qui standardisent les goûts au mépris de la santé des hommes et de la planète.
C’est la réappropriation des plaisirs de la table avec soi même et les autres.
C’est le partage, la découverte et l’exploration gastronomie.
C’est l’autonomie alimentaire, le respect et la qualité des êtres vivants.
C’est de privilégier la connaissance et l’éducation pour se nourrir en conscience.
C’est ralentir pour mieux se nourrir, sentir et ressentir. “

Merci et gros Bisous !

 

Liberty Group : Une révolution Libertine !

Il était une fois… il y ‘a trois ans en fait… deux jeunes parisiens libertins bisexuels qui ne se sentaient pas à leur place dans le monde libertin qui leur était proposé. Car oui, le royaume du libertinage est un monde qui a bien changé, jadis pour les libres penseurs, puis pour les élites, il est maintenant à la mode et attire beaucoup. Sur les sites de rencontres, on y voit de nombreux profils qui cherchent du sexe facile, consommable avec des critères physiques très précis allant jusqu’à la taille du pénis exigé TBM (très bien membré). Mais c’est un monde aussi patriarcal et normé ; certains clubs interdisent aux femmes porter des pantalons et chaussures plates tout en leur offrant l’entrée (si c’est gratuit c’est toi le produit). Au niveau de la sexualité, la bisexualité est accepté (voir plus ou moins obligatoire) pour les femmes alors que pour les hommes c’est plutôt la virilité qui est mise en avant. (D’ailleurs j’ai un super souvenir de papoter joyeusement en sauna avec un ami… en parlant de gode ceinture j’ai fait fuir un homme seul qui nous regardait avec gourmandise).

Résultat, beaucoup de femmes bie passives, d’hommes bi frustrés, peu de réel mélange de corps. Et surtout ..une prolifération de couples dont le “monsieur” met la “madame” en vitrine, se servant d’elle et de sa bisexualité (réelle ou non) pour coucher avec d’autres femmes.

Nos deux jeunes protagonistes ont alors 3 choix, se conformer à un monde dans lequel ils se sentent étriqués par la norme, renoncer à leurs désirs de mélanges de corps ou créer leurs monde. C’est alors qu’armés de leur philosophie qu’ils créèrent leur bulle de plaisir, faite pour s’étirer, accueillir des amis avec convivialité et respect.

Tadaaam … ! liberty-group

Stéphane, le créateur, m’a expliqué qu’il a eu envie de recréer la dynamique des orgies romaines en revenant à la philosophie fondamentale du libertinage. Le groupe c’est avant tout des amis qui se retrouvent, discutent dans la complicité et se mélangent parfois dans la détente, tendresse, simplicité, générosité, respect, humour et luxure. Le mélange des corps ne se soucie pas de la culture, de la richesse et de la couleur de peau, seul le respect, le plaisir et l’amitié les lient.

Plus on est bi, plus on rit

Mais pour garantir cet esprit il faut prendre quelques précautions : les personnes sont recrutées sur le feeling pour être sûr qu’elles adhèrent aux valeurs et sont réellement bisexuelles. Le groupe n’a pas de but commercial et reste un collectif de 150 libertin-e-s.

Autre chose que je trouve absolument formidable et qui me fait vraiment plaisir : Le groupe organise ses apéros/ sauteries/ repas dans des lieux libertins mais pas que ! Dans les lieux non coquins, il permet de sensibiliser et de casser les clichés qu’il y a autour du libertinage. De montrer le fossé entre la réalité et les suppositions souvent glauques que se font certaines personnes permettant d’ouvrir leurs esprits. Non le libertinage ce n’est pas des gang bang, ce n’est pas non plus des pénétrations à foison et des regards vicieux ponctués de “hmmm la salope”.

Car oui, le libertinage peut-être aussi varié que le sont les sexualités des êtres humains. Mais cela est vrai pour la vie. Si tu te sens étriqué par les normes de ton environnement, pas à l’aise dans une vie qui ne te conviens pas, esclave de valeurs qui ne sont pas les tiennes… Tout est possible, le changement est une quête excitante et pleine de sens lorsqu’il est aligné à ce que l’on désire vraiment. Le tout est de sortir de sa zone de confort. Dès lors tu peux vite te rendre compte que tu n’es pas seul et que le monde regorge d’âmes prêtes à vouloir oser d’être pleinement elles-même.

Une leçon de vie donné par un groupe de libertins bisexuels… ça t’épate hein ?

Confiance en soi & estime de soi dans la sexualité

Illustrations par Alphachanneling

Voila un sujet bien coriace qui me tient à cœur au vu des bonds de géant que j’ai réalisé à ce niveau là. Je suis passée d’une relation amoureuse toxique…où j’avais un rapport sexuel de 3 min par semaine,  sans préliminaire ( à quoi bon puisqu’il existe la salive ) avec un homme qui n’avait de cesse de me répéter que j’étais grosse, moche et bête…. A une relation torride avec Lucien, pleine de désir, d’aventures sexuelles, d’amour, de respect et de papillons dans le ventre.

…Je diverge (dis verge ? ) commençons par définir un peu tout ça….

La confiance en soi, c’est le fait d’évaluer combien je me sens CAPABLE de réaliser quelque chose. Dans notre cas c’est le fait de penser qu’on a les ressources nécessaires au bon déroulement d’un rapport sexuel. Avoir confiance en soi permet d’avoir un sentiment de sécurité qui est important pour atteindre le lâcher prise.

L’estime de soi est, quant à elle, le fait d’auto évaluer nos actes, combien on se considère VALABLE vis à vis d’eux et de nos valeurs. C’est ce sentir fière de soi. Dans notre cas cela se traduit par le fait d’avoir une sexualité en accord avec ses aspirations, ou de ne pas oser par peur. Mais aussi d’être à l’aise avec soi même, de se sentir désirable ou aimable.

Dans les deux cas, le manque de l’un ou de l’autre dans la sexualité permet de l’enflammer ou de l’étouffer, c’est selon les expériences, la façon de voir les rapports sexuels, la confiance en soi et l’estime de soi déjà présentes ou non en nous. Si ces derniers ne sont pas assez là, cela induit des rapports intimes pleins de doutes et de questionnements qui empêchent d’être pleinement présent à l’autre : ” j’ai peur qu’elle trouve ma bite trop petite”, “Il faut que je rentre le ventre pour avoir l’air moins grosse” “Prends-elle-il son pied ??” “Il faut que je la passe jouir à tout prix”” “Il faut que je tienne le plus longtemps possible sinon je serais un mauvais coup” “J’ai les petites lèvres qui dépassent, va-il-elle me trouver monstrueuse ?”

Car oui, ce qui embrouille ta tête vient le plus souvent du culte de la performance et/ou du dictat de la beauté. Sans oublier certaines constructions croyances culturelles limitantes : “si j’assume pleinement mes désirs il-elle va me prendre pour une salope/un pervers”. Bon… disons le, cela s’applique plus aux femmes qu’aux hommes #jenculelepatriarcat #jepissesurlatombedefreud.

C’est bien beau tout ça mais comment on fait pour avoir plus d’estime de soi et de confiance en soi dans la sexualité ?

Dédramatise le cul :

Je peux comprendre que tu te mette la pression pour un rapport sexuel  si tu vis dans une grotte et que tu as l’occasion de sortir ton gourdin une fois tout les 10 ans. Si cela n’est pas ton cas, tu n’as pas à mettre ton honneur en jeu, d’avoir des attentes disproportionnées, de prendre la responsabilité de qui ce vit dans le corps de ton ou ta partenaire. Le sexe est un jeu où tu peux oser, te tromper, en rire, apprendre et recommencer. Tu peux prendre du plaisir ou en donner sans faire de comptes (Tu m’as fait un cuni, je te dois absolument une pipe) (les maths c’est pas érotique). Ce n’est pas un moment lourdingue pleins d’obligations et de stress.

Sors de ta zone de confort, ose, propose et dépasse le scénario répétitif, certes sécurisant mais surtout frustrant.

Quelques astuces :

  • Se faire bander les yeux ou ceux de ton ou ta partenaire  : Ne pas avoir le regard de l’autre permet d’oser plus, et ça décuple les sens ! Tu peux aussi tamiser la lumière avec des bougies.
  • Ose demander lorsque tu donnes, ose dire si tu aimes ou non quand tu reçois. Afin de ne pas laisser tes questionnements et doutes prendre toute la place.
  • Valorise toi : Je suis pourtant une adepte de sortir à l’arrache mais quand je me fais belle je me sens bien. Pas la peine de peindre ton visage avec des couches de maquillage car il est important de se sentir aussi belle au naturel et d’être habitué à un visage sans maquillage. Mais juste de mettre une tenue où tu te sens en valeur et confortable, d’oser se montrer. Ce n’est pas sa perfection qui rend un corps attirant mais sa présence, assumée et valorisée.

Considère ton corps comme un temple, sois en la déesse, le dieu.

Prends en soin, aime le, investis le, fais lui confiance et apporte toi plein d’offrandes; de type nourriture saine, entourage bienveillant, sport, relaxation mais aussi orgasmes a profusion (c’est gratuit en plus). Telle une Divinité s’occupant de son lieu de cul-te, de sa demeure, offre toi des plaisirs solitaires mais aussi choisis avec intuition et patience celles et ceux qui vont pénétrer dans ton temple. Tu ne mérite que respect et le meilleur pour toi. Le corps à une mémoire et enregistre toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, plus il  enregistre de bonnes expériences, plus la confiance sexuelle est importante. Il sais donc reconnaître ce qui est bon pour lui. Fais confiance à ton corps ,à ton désir pour avoir confiance. OSE dire NON pour te dire OUI.

Attention au piège de mettre ton estime de toi dans le regard ou désir des autres, en un coup de vent cela peut s’effondrer. J’ai remarqué qu’on est quelques un-e a avoir eu une phase de sexe à profusion, je vois cela comme une transition où il est important de passer de la quantité à la qualité. De se respecter soi et son ou sa partenaire. Mais aussi d’apprendre à laisser tomber son armure pour se construire une solidité intérieure qui laisse place à des rencontres plus authentiques (“un trou est un trou une bite n’a pas d’œil” c’est quand même moyen non ?).

Quelques outils :

  • Se reconnecter à son corps, l’aimer et l’investir par des activités qui ancrent : danse, yoga ou autre activité qui utilise le corps. Quelques exercices d’ancrage permettent d’être à l’écoute de soi même.
  • OMGYes est un site où des femmes expliquent en vidéos des gestes qui amène à l’orgasme. Personnellement je me touche tout le temps de la même manière et je sais que je loupe quelque chose de génial.
  • Suivre une thérapie : Des fois il faut savoir demander de l’aide.

En bref il faut réussir à trouver SON équilibre entre une sexualité légère et une sexualité plus sacrée.